L'Agriculteur Charentais 02 janvier 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley/Nelly Fray

2014 - Nouvelle année, nouvelle donne, nouveaux concepts, nouveaux défis

Impossible de connaître l’année à l’avance. Mais déjà, les jalons ont été posés en 2013 : Pac, Loi d’Avenir, agri-écologie, haute performance.

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Suzanne Tallard
Suzanne Tallard - © AC

Les chiffres 2013 de la «performance agricole française» sont connus. Avec les éternelles disparités que peuvent générer les spéculations, les productions, les régions ou les terroirs. (voir notre précédente édition.) Qu’en sera-t-il de 2014 ? Bien devin sera celui (ou celle) qui peut le dire à l’aube de la nouvelle année. Toujours est-il que celle-ci devrait apporter son lot de «nouveautés» : nouvelle PAC, négociations tous azimuts pour son application en Europe, en France et dans les régions qui deviennent «gestionnaires» en partie du second pilier, vote et mise en place de la Loi d’Avenir, nouvelles dispositions de la directive Nitrates… Sans parler d’installation de l’agro-écologie et de l’agriculture haute performance envisagée par l’Inra et le ministère. On réoriente pour cela les instituts techniques, à travers le contrat d’objectifs pour la période 2014-2020. Une cinquantaine de pages fixe sept actions de référence, dont notamment «détecter l’innovation» (être à l’affût de pratiques originales mises en œuvre avec succès sur le terrain), «valoriser et transférer les outils et références produits» (fournir des références aux agriculteurs), «évaluer les actions conduites et leurs impacts» (mesurer la satisfaction des clients, revenir sur les difficultés rencontrées). Tout cela «en cohérence avec le projet agro-écologique.»

Lire la suite  dans notre édition du 3 janvier

Suzanne Tallard
“Je suis là pour cela : faire prendre en compte le terrain”
Quel regard porte une députée sur la Loi d’Avenir ? Que fait-elle des «cahiers de doléances» dont elle est la destinataire ? Suzanne Tallard est députée PS de la Charente-Maritime. Très présente dans le monde agricole, elle porte un regard extérieur à la discussion qui se mène actuellement sur la Loi d’Avenir. «Nous avons peu de pouvoir. Ceci dit, des députés en groupe de travail ont beaucoup travaillé ce projet de loi. Je n’en étais pas, car nous ne pouvons pas être partout.» Humblement, Suzanne Tallard confie que le métier de députée est prenant pour qui «veut bien faire.» Première loi de janvier, les amendements y seront discutés. Elle regrette le délai court entre la remise du projet de loi et le dépôt possible des amendements. 8 jours. «C’est une méthode de travail que nous dénonçons. Cela ne permet pas aux parlementaires de travailler. Plancher sur un projet de loi sans son texte est vain.» La députée a rencontré, à sa demande, les «acteurs» du monde agricole départemental «pour avoir leur avis.» La veille des «corps intermédiaires» permet une pré-rédaction des amendements. Sur les mesures environnementales, elle constate un «consensus» autour de la problématique, mais «sans que se rajoutent des normes supplémentaires.» Elle ajoute : «c’est facile de mettre des contraintes maximalistes sans connaître la réalité du travail des agriculteurs.»

Lire le portrait de la député dans notre édition du 3 janvier

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D’après les donnees des contrats d’achat a  finoctobre 2016, les transactions en vrac de vins deFrance SIG et de vins IGP reculent par rapporta  la campagne 2015- 2016 pour les vins rougeset blancs et progressent en roses (apre s unecampagne particulie rement faible). Toutes couleurs confondues, les volumes de ventes sontlege rement inferieurs a  la campagne precedenteen vins AOC avec une stabilite des ventes enrouges et une baisse en blancs et roses.

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