L'Agriculteur Charentais 23 octobre 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Lait : Les nuages s’amoncellent sur l’horizon laitier

Ils traduisent des «tendances» mais aussi les succès et les infortunes sur les marchés mondiaux

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AC

Selon la présentation faite lors du dernier comité lait de vache à FranceAgriMer, la conjoncture mondiale «serait» plus optimiste : la hausse de la collecte mondiale au second trimestre se poursuit, notamment en Nouvelle Zélande (+15,2 %), l’Australie (+4,5%), les Etats-Unis (+1,7 %) et l’Union à 28 (5,4 %) grâce à des conditions climatiques favorables. Il est des pays où la collecte est en baisse : au Canada, en Russie, en Biélorussie, en Argentine, au Japon ou en Ukraine. La hausse en Europe(+4,5 Mt) est importante en France (+7,4%), en Italie (+3,2 %), en Pologne (+7,5%), au Royaume uni (+10,2%), l’Allemagne (+4,4%). Seule l’Espagne st négative. Donc en France, la collecte, arrêtée sur les chiffres d’août dernier, est jugée «dynamique» et elle s’est «rapprochée du profil théorique de réalisation sur les dernières semaines.» Dans un contexte de prix élevés (naturellement par rapport aux prix des années passées). Mais on note une certaine «chute» depuis juillet : le prix payé en juillet 2014 par rapport à 2014 est de -10,92 €/1000 l. par contre, le prix payé aux producteurs a tendance à diminuer dans les autres pays de l’Union. Cette situation productive a conduit à un fort repli de l’abattage des génisses. Prépare-t-on l’après quotas ? Sûrement. Les abattages de vaches laitières ont fléchi en 2014 de 1,9 % et celui des génisses laitières de 14,7 %. Cela change un peu la physionomie du cheptel français.

Lire la suite du dossier lait dans notre édition du 24 octobre

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le chiffre de la semaine
2 000
En Nouvelle Aquitaine, 2 000 éleveurs seraient impactés par la réforme de la carte des zones défavorisées en ne bénéficiant plus de l’ICHN, ce qui représenterait pour ces exploitations, une perte nette de 15 ME par an. En 2016, 11 500 éleveurs ont bénéficié de cette indemnité pour un montant total de 92 ME. Ils représentent plus de 20 % des bénéficiaires.