L'Agriculteur Charentais 06 octobre 2016 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Abattoirs, les préconisations déjà réalisés à Surgères

Conforme, tracé, attentif, Sibcas classe l'abattoir surgèrien dans le haut du panier

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Maintenant que le rapport parlementaire sur les abattoirs est public (en libre accès sur notre site internet), fort de ses 65 propositions, comment est-il apprécié ? «Circulez, y’a rien à voir» dit en substance Nicolas Joyet, le directeur de l’abattoir de Surgères, Sibcas. Rien à voir car les quelques préconisations médiatisées du rapport ne sont pas pour sa structure des nouveautés : la vidéo, elle est déjà en place ; les sas de contention, aussi ; la formation des salariés, la présence des vétérinaires, un responsable de la protection animale, idem. Nicolas Joyet ouvre volontairement ses portes. Il l’a fait en juillet dernier à Olivier Falorni. Ce que met en avant le directeur de Sibcas, 6000 t par an, essentiellement des gros bovins, c’est la traçabilité, les process dans l’abattoir : codés, répertoriés, inventoriés, partagés, transparents. Que se déchaînent des campagnes sur la toile contre de mauvaises pratiques, son abattoir est «clean» et entend le rester. Que l’on sanctionne les abattoirs défectueux, il n’est pas contre. «C’est la loi» rétorque-t-il, s’interrogeant quand même sur ces vidéos montées. 95 personnes travaillent à Surgères où le bien-être animal se réfléchit bien avant l’arrivée de l’abattoir. «Nous recherchons ensemble dans la filière comment produire de la qualité. C’est ce qui valorise la production» instille Nicolas Joyet, «mais il ne faut pas occulter qu’abattoir veut dire mise à mort. C’est sa vocation.» Les techniques normées d’engourdissement avant abattage sont les seules autorisées. Le directeur de Sibcas répète que la présence quotidienne de vétérinaires, avant, pendant, et même après l’abattage et le découpage des animaux est un gage de qualité.

 

lire la suite dans notre édition papier du 30 septembre

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Le chiffre de la semaine
2 000
En Nouvelle Aquitaine, 2 000 éleveurs seraient impactés par la réforme de la carte des zones défavorisées en ne bénéficiant plus de l’ICHN, ce qui représenterait pour ces exploitations, une perte nette de 15 ME par an. En 2016, 11 500 éleveurs ont bénéficié de cette indemnité pour un montant total de 92 ME. Ils représentent plus de 20 % des bénéficiaires.

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