L'Agriculteur Charentais 04 avril 2013 à 16h05 | Par Elisabeth HERSAND

ACTION - La filière française malmenée par les ovins néo-zélandais

Pour la FNO, s'il faut désigner un coupable à l'effondrement des prix de l'agneau depuis le mois de décembre, c'est sans hésitation la Nouvelle-Zélande. Rencontre.

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Mike Perterson (2nd en partant de la droite) a été reçu sur l’exploitation de Vincent Bossis, à Vernon.
Mike Perterson (2nd en partant de la droite) a été reçu sur l’exploitation de Vincent Bossis, à Vernon. - © Vienne Rurale

Samedi dernier, ils étaient une vingtaine à parcourir les allées des grandes surfaces de Poitiers, à la recherche de morceaux d'agneaux non français. Des éleveurs de Poitou- Charentes, mais aussi du Limousin, qui accusent des baisses de prix très importantes depuis le mois de décembre : 6,39 EURkg en décembre et 5,47 début mars (frais de collecte et d'approche à déduire). «La Nouvelle -Zélande a beaucoup exporté en Europe, notamment à cause de la sécheresse qu'elle subit actuellement. Dans le même temps, des pays comme l'Angleterre et l'Espagne ont eux aussi augmenté leur part d'exportation, car la consommation interne a chuté, avec la crise *» détaille Serge Préveraud. Eleveur à Availles- Limouzine, le président de la Fédération Nationale Ovine est surtout remonté contre la production Néo- Zélandaise, qui est particulièrement loin de la production française en terme de qualité et de traçabilité. «Près de 50 % de la viande d'agneau néozélandaise importée en France l'est en « chilled ». La viande est conservée dans un sac vidé de son oxygène, et parcourt 20 000 km en bateau dans un voyage de 6 semaines !». Des conditions souvent méconnues, que les agriculteurs ont expliqué aux consommateurs, avant d'interpeller les responsables des grandes surfaces visitées. À noter qu'à Poitiers, certaines jouent le jeu et commercialisent principalement de l'agneau Poitou-Charentes ou Français. D'autres en revanche, dont une de celle visitée par les éleveurs, n'indiquent même pas l'origine de la viande vendue... Dans le contexte actuel de suspicions quant à la provenance des viandes, et notamment l'affaire Spanghero, le procédé a de quoi surprendre ! Pour permettre une mise en avant plus évidente de la production Française, la FNO demande l'obtention d'un sigle «Viande Ovine Française», et a «stické» les produits français vendus en GMS.

- © AC

Sigle

Les éleveurs réclament la mise en place du sigle VOF.

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Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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