L'Agriculteur Charentais 18 avril 2013 à 16h17 | Par G. Goisel

AGRICULTURE DE PRECISION - L'autoguidage se démocratise

L'autoguidage par GPS est source de confort et d'économies. La précision du système dépend du type d'asservissement et de la correction choisie.

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L'autoguidage par GPS a pour but d'optimiser les passages de tracteur ou d'automoteur dans la parcelle pour éviter les manques et les recouvrements. Il améliore également le confort de travail. L'offre en guidages automatiques se répartit en deux catégories selon le niveau de précision. La première solution consiste à installer un équipement électriquement motorisé au niveau du volant via une molette qui vient se placer sur la couronne extérieure du volant, ou via un volant universel qui remplace ou emprisonne le volant d'origine pour agir directement sur la colonne de direction. Connecté à la console de guidage, le moteur électrique conduit à la place du conducteur. Ces appareils sont transférables en moins de trente minutes d'un engin à un autre. Pour ce type d'équipement seul (démuni de console, antenne...), comptez 3 400 à 6 000 euros environ. Le second mécanisme est intégré d'usine ou rajouté par la suite sur le tracteur ou l'automoteur. Il comprend un boîtier électronique et des capteurs sur l'orbitrol et sur la direction. Dans le principe, le boîtier électronique est informé de la position GPS via le récepteur. Il recueille alors les éléments des différents capteurs pour ensuite agir sur l'électrovanne qui intervient directement sur l'hydraulique de la direction. Ce système a l'avantage de rattraper plus rapidement la ligne de guidage à la suite d'un demitour et ne souffre pas des éventuels jeux dans la direction. Mais il n'est pas transférable d'un appareil à l'autre. Ajouter un système d'autoguidage intégré a posteriori sur un tracteur pré-équipé d'usine évite d'intervenir sur le circuit hydraulique. On ne constate d'ailleurs pas de différence de prix entre un autoguidage monté d'usine et un système monté a posteriori sur un tracteur pré-équipé d'usine. Le prix d'un autoguidage intégré varie entre 3 000 et 10 000 euros (seul et sans montage).

- © Massey Fercusson

10 à 23 euros/hectare/an de gain


Une fois le système d'autoguidage choisi, reste encore à définir le niveau de correction. Deux grands types se distinguent : DGPS et RTK. La correction DGPS se différencie d'une solution RTK par un temps de chauffe d'une quinzaine de minutes et par son absence de répétabilité dans le temps. En France, cinq types de correction DGPS sont disponibles (Egnos, Virtual Base Station -VBS, High Precision - HP, StarFire SF1 et StarFire SF2). La correction RTK n'est obligatoire que s'il y a un besoin de repasser au même endroit, comme le binage ou le strip-till.


«De manière générale, sans système d'aide à la conduite, en travail du sol, les recouvrements représentent 13 % de la surface de la parcelle, 5 % en récolte et 2 % pour tout ce qui est semis, épandage et pulvérisation. Avec de l'autoguidage sous abonnement DGPS ou RTK, on constate une économie de l'ordre de 10 euros/ha/an avec une rotation de cultures colza/blé/orge. Si l'on introduit de la pomme de terre ou de la betterave, l'économie générée s'élève alors à 23 euros/ha/an, annonce Arvalis Institut du végétal. L'économie réalisée ne sera alors que de 6 à 7 % pour le travail du sol et de l'ordre de 1 % pour la pulvérisation.»


L'autoguidage optimise le nombre de passages dans la parcelle sur l'ensemble des interventions culturales. «Suivant la surface, l'assolement de l'exploitation et la précision de la correction choisie, il faudrait trois à cinq ans pour rentabiliser un autoguidage».

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