L'Agriculteur Charentais 05 septembre 2013 à 10h39 | Par CR

ALIMENTATION ANIMALE - Construction d’une filière de soja pour le cheptel picto-charentais

Une filière de soja non-OGM a été inaugurée par Ségolène Royal.

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Reste à prouver que le soja puisse être rentable...
Reste à prouver que le soja puisse être rentable... - © AC

«Les acteurs économiques et les agriculteurs de la région Poitou-Charentes s’engagent dans la structuration d’une filière de soja non-OGM», selon un communiqué de Ségolène Royale, présidente de la région Poitou-Charentes, le 21 août. «La création de cette filière va permettre de franchir une nouvelle étape dans l’autonomie alimentaire des animaux pour les éleveurs de la région», poursuit-elle. Pour rappel, la consommation de tourteaux de soja en France tend à se réduire depuis plusieurs années. Selon le Snia (syndicat des industries de l’alimentation animale), elle passerait de 68% de la consommation française de tourteaux (soja, colza, tournesol) en 2004 à 55% en 2012. Néanmoins, le tourteau de soja reste la source principale de protéines végétales pour les animaux d’élevage. 

Autonomie en protéines
Le soja est aussi une des matières premières riches en protéines qui dépend le plus des importations depuis le Brésil principalement. «L’autonomie énergétique et protéique des élevages reste au cœur des préoccupations de l’élevage européen», déclarait François Houllier, président directeur général de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) lors du 64e congrès annuel de la Fédération européenne de zootechnie (EAAP) qui se tenait à Nantes du 26 au 30 août. Le Snia rappelle que la dépendance de la France vis-à-vis des importations de protéines (40% de la consommation) semble se réduire. En outre, «elle reste très inférieure à celle de l’Europe (estimé à 67%)». 

Prix de l’autonomie
Par ailleurs, le soja importé est majoritairement OGM. Il est aussi moins cher que le soja non-OGM. Pour Stéphane Radet, directeur du Snia, la question de l’équilibre économique est à poser dans un contexte où l’élevage français manque de compétitivité. «Les fabricants d’aliments doivent fournir des produits sûrs, de qualité et surtout compétitifs», rappelle-t-il. Eric Simon, président de Sèvre et Belle, coopérative actrice du projet de filière soja non-OGM poitevin, rappelle que «les cultures du pois et de la luzerne, d’autres sources de protéines, sont subventionnées par des aides publiques à hauteur de 150 euros l’hectare». Il demande aux pouvoirs publics de subventionner de la même manière la culture du soja en France.

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Le chiffre de la semaine
444 M€
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