L'Agriculteur Charentais 22 août 2013 à 10h01 | Par Thierry Michel

ALIMENTATION - Troisième mois de baisse des prix alimentaires mondiaux

La FAO vient de publier son bulletin du mois d’août concernant les prix des produits alimentaires mondiaux.

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- © Source : FAO/Infographie : Réussir

Le 8 août, l’organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO) a publié son dernier relevé des prix des produits alimentaires mondiaux, sous forme d’indice. Rappelons, au préalable, que l’indice FAO des prix des produits alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de denrées alimentaires. Il est établi à partir de la moyenne des indices de prix de cinq catégories de produits (soit 55 cotations), pondérés en fonction de la part moyenne à l’exportation de chacune des catégories pour la période 2002-2004.Il en ressort que, pour le troisième mois d’affilée, ces prix sont en baisse. L’indice FAO s’est établi à 205,9 points (base 100 calculée sur une période 2002-2004) en juillet 2013 contre 209,9 en juin de la même année. Ceci représente une baisse importante de 4 points donc, soit pratiquement - 2 %. Par rapport au mois de juillet 2012, un an plus tôt, la baisse atteint même 7 points. Les prix mondiaux continuent donc de décroître.

Tout baisse
Globalement, ce recul est imputable au fléchissement des cours internationaux pour les matières suivantes : céréales, huile de soja, huile de palme, sucre, viande et produits laitiers. C’est donc l’ensemble des principaux produits qui voient leurs cours reculer.Si tous les cours sont orientés à la baisse, cette dernière n’atteint pas la même ampleur si on considère les différents segments de produits. Sur le dernier mois passé en revue par les experts de la FAO, le recul est particulièrement marqué dans le secteur des céréales : 3,7 % sur un mois (- 33 % par rapport à la même époque l’année dernière). La raison se trouve du côté du maïs qui connaît des conditions climatiques particulièrement favorables à une très bonne production dans plusieurs grandes zones de production. Le blé recule malgré un marché international plutôt actif. Les cours du riz évoluent en sens contraire en fonction des pays d’origine : Thaïlande, Vietnam…Il est à noter que la baisse est également significative pour les huiles et matières grasses (- 3,3 % sur un mois), ce qui donne un niveau de cours au plus bas depuis trois ans. Ce sont les huiles de soja et de palme qui tirent les cours vers le bas. Pour la première, les spécialistes de la FAO constatent «une abondance de disponibilités exportables surtout en Argentine, une faible demande notamment d’agrodiesel et de bonnes perspectives de récolte aux Etats-Unis». Pour la seconde, c’est la combinaison de deux facteurs qui poussent à la baisse des prix : «production abondante et demande d’exportations, en particulier de la Chine, inférieure aux prévisions». Les perspectives d’amélioration de la production d’huile de tournesol pèsent aussi sur les cours.

Fin d’année
Les prix des produits laitiers ne refluent que légèrement alors que ceux de la viande sont quasi stables. On remarque cependant que les cours des viandes de volaille et de porc baissent légèrement alors que ceux des viandes bovines et ovines augmentent légèrement, les deux se compensant donc pour l’ensemble du secteur. Pour le sucre, on assiste à un quatrième mois consécutif de baisse en raison de «prévisions de production excédentaire dans les principales zones de production». Le marché de l’éthanol au Brésil connaissant également un certain recul, des volumes de cannes se retrouvent sur le marché du sucre plutôt que sur celui des agrocarburants.Pour suivre l’évolution des prix des produits alimentaires mondiaux tels que mesurés par la FAO, rendez-vous désormais, d’ici la fin de l’année 2013, les 5 septembre, 3 octobre, 7 novembre et 5 décembre, dates de la publication du bulletin FAO sur ce sujet.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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