L'Agriculteur Charentais 22 janvier 2015 à 08h00 | Par Thierry Michel

«Améliorer la ressource mellifère et travailler avec les autres »

Dominique Ronceray : Président de l’Ada*

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- © réussir

Que sont les Journées nationales du développement apicole ?
Nous avons organisé cette année notre deuxième édition de ces journées, avec pour thème l’amélioration des ressources mellifères, près de Montpellier. L’an passé, nous avions choisi Valence avec pour thème l’installation en apiculture. C’est la volonté de notre réseau de choisir un site différent chaque année. Nous fédérons, depuis notre création en 2013, une quinzaine de groupements régionaux d’apiculteurs professionnels sur le sujet du développement apicole. Ceci nous permet d’être un interlocuteur au niveau national sur certains sujets transversaux (réforme du sanitaire par exemple), de mutualiser un certain nombre d’outils et d’actions entre les régions. Nous travaillons notamment avec l’Institut de l’abeille.

Pourquoi ce thème de la ressource ?
Nous avons de grosses difficultés de production face à la demande en miel. Nous produisons grosso modo 15 000 tonnes de miel par an et la France en importe 45 000 tonnes. Les raisons sont multiples : gestion de la question des pesticides, maladies propres aux abeilles, biodiversité… Nous souhaitons donc appréhender aujourd’hui la ressource pour une meilleure apiculture demain. Il faut travailler sur la gestion des exploitations apicoles, informer nos adhérents. Trois exemples de pistes à suivre pour améliorer la ressource : améliorer la question des cultures intermédiaires en y intégrant des plantes à caractère mellifère ; voir ce qui est possible de faire au moment de la récolte de la luzerne (la région Champagne a mené une expérimentation sur ce sujet) et traiter de la problématique du parasite du châtaignier, qui a démarré en Corse mais qui remonte sur le territoire aujourd’hui. Nous travaillons avec les producteurs de châtaignes là-dessus mais aussi avec un technicien italien ou encore l’Inra.

Une journée est ouverte à un public non adhérent. Dans quel but ?
Pour la première édition, 150 personnes hors adhérents sont venus. Il s’agit de pouvoir échanger avec des professionnels qui sont en relation avec le monde apicole : jeunes dans les centres de formation apicole, agriculteurs, forestiers… Nous souhaitons clairement parler, échanger et nous ouvrir au monde agricole pour sortir de certains conflits, par exemple celui sur les pesticides.
* Fédération nationale du réseau de développement apicole

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Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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