L'Agriculteur Charentais 16 octobre 2014 à 08h00 | Par Guy Du Repaire

Apiculture : Encore une mauvaise récolte

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Sébastien Pommier président de l’ADA et Daniel Gauthier, apiculteurs en Deux-Sèvres.
Sébastien Pommier président de l’ADA et Daniel Gauthier, apiculteurs en Deux-Sèvres. - © agri79

Sébastien Pommier, président de l’association de développement apicole et Daniel Gauthier (apiculteur deux-sévrien) dressent un bilan très morose de la campagne 2014. Cette année, les conditions météorologiques se cumulent avec le récurrent dossier des néonicotinoïdes. 

Comment s’est passé cette campagne 2014 ?
Sébastien Pommier : Un des participants à notre réunion a bien résumé la situation : «depuis quatre ans, plus j’ai de ruches, moins j’ai de miel». Cette année est pire que 2013, - qui déjà n’avait pas été une mauvaise année-, et malgré des conditions favorables pour le tournesol, avec de la chaleur et de l’humidité. Depuis deux ou trois ans, la récolte moyenne tourne autour de 25 kilos, alors qu’en 2013, elle était de 15 kilos et cette année elle est de 12 kilos par ruche. Dans les années quatre-vingt, le tournesol représentait jusqu’à 80% de la récolte dans la région, avec 60 kilos par ruche en moyenne. Aujourd’hui, elle ne dépasse pas 50 kilos dans les meilleures conditions. Pourtant, les ruches étaient très actives à la sortie de l’hiver. Les pertes se situaient autour de 10 à 15%, contre 20% habituellement. La saison commençait plutôt bien. Les récoltes sur le colza ont été très moyennes alors que l’on s’attendant à la récolte du siècle. A part le colza, toutes les miellés sont en baisse. 2014 est une des plus mauvaises années connues. Mais la météo seule ne peut être incriminée.

C’est à dire ?
S.B. : Il y a toujours les effets des produits systémiques, les produits utilisés sur le blé, et les céréales en général, mais qui ont une rémanence de deux ou trois ans dans le sol. Le produit remonte dans le capitule comme si le tournesol avait été traité. Il agit sur le système nerveux des abeilles ce qui les désoriente, et provoque les mortalités que l’on connaît.

Et les causes multifactorielles ?
Daniel Gauthier : On n’y croit pas. Le problème de l’infertilité des mâles, par exemple, n’est pas une cause de la mortalité des abeilles, mais la conséquence de l’utilisation des produits phytosanitaires.

Lire la suite dans notre édition du 17 octobre

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C'est en moyenne le poids en kilo de fruits frais achetés par ménage entre janvier et mai dernier. Durant les cinq premiers mois de l’année 2018, les achats en volume de fruits frais des ménages français pour leur consommation à domicile (3 543 kg pour 100 ménages) sont en légère diminution par rapport la même période en 2017 (- 2  %) ainsi que par rapport à la moyenne triennale (- 3 %).