L'Agriculteur Charentais 16 octobre 2014 à 08h00 | Par Laurence Guilemin

Arboriculture : Mangeons de bonnes pommes et de bonnes poires de chez nous !

A Saintes, Pascal Gazeau exploite 40 ha de pommiers et 5 ha de poiriers.La qualité est au rendez-vous, mais pas les prix.

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Pascal Gazeau arboriculteur et Michel Girard, techncien arboricole à la Chambre d’agriculture vantent toutes les qualités des pommes d’ici et notamment la Belchard.
Pascal Gazeau arboriculteur et Michel Girard, techncien arboricole à la Chambre d’agriculture vantent toutes les qualités des pommes d’ici et notamment la Belchard. - © AC17

“La production de pommes est magnifique cette année !” explique en préambule Pascal Gazeau, arboriculteur aux vergers des Benoits, à  Saintes. “Les fruits sont beaux car nous avons eu de la pluie en juillet et août et un temps très sec pendant la récolte. Les fruits sont de qualité, les tests le prouvent.”  La satisfaction de l’arboriculteur (qui travaille avec deux associés) pourrait être au beau fixe à l’image de la qualité de ses pommes. Et pourtant, une ombre vient ternir ses propos : le marché de la pomme. “A l’image des Bretons, nous venons de passer une année catastrophique. La qualité n’était pas au rendez-vous, tout comme les prix. Nous n’avons plus de trésorerie pour financer la récolte. Il faut savoir que la production arboricole c’est que de l’avance culture : cueillette, équipement en froid, taille, traitements, engrais, éclaircissage. Cela représente d’emblée, un coût de 40 centimes par kilos,  au verger. Cela demande donc beaucoup de trésorerie.” Il estime qu’actuellement, il manque 10 centimes. “Pour nous, qui produisons 3 000 tonnes, c’est important. Le marché est très fluctuant.” Cette activité est un grand vivier de main d’œuvre. Ici l’exploitation a créé un groupement d’employeurs de 40 salariés permanents. “Avec le personnel en contrat à durée déterminée, on compte un UTH (unité travail humain) par hectare”. Difficile de se projeter dans 10 ans, lui qui aimerait transmettre son exploitation à son fils. Lui, le terrien, qui est la 7ème génération à travailler cette terre, espère des jours meilleurs.

Lire le dossier complet dans notre édition du 17 octobre

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