L'Agriculteur Charentais 09 avril 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Arrêtés : La version 2015 de la campagne d’irrigation

18 zones hydrologiques dans le département. Des volumes en baisse, de nouvelles règles pour l’irrigation.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AC

Pas moins de quatre arrêtés pour «cadrer» la campagne d’irrigation viennent d’être publiés pour le département de la Charente-Maritime en cette fin mars-début avril. Le premier définit les mesures structurelles des volumes d’eau autorisés en irrigation. Il définit les «bassins hydrologiques» où elles s’appliquent. Mais aussi les pourcentages de réduction. Il y a donc 18 zones maintenant «cohérentes», «à l’intérieur desquelles sont susceptibles d’être prises des mesures de limitation provisoire des usages de l’eau.» Mais le constat est toujours identique : un déficit chronique des ressources prélevables «conduisant à un franchissement quasi-annuel des seuils de restrictions sur ces bassins.»  L’objectif, naturellement respecter les DOE/POE et les DCR et PCR pour avoir une chance d’être à l’équilibre. Depuis 2006, la courbe est donc descendante dans tous les bassins, avec parfois quelques «marches» à franchir plus que difficiles pour ceux qui sont engagés dans l’irrigation de leurs productions. Exception faite du bassin du Né où ceux-là aussi sont soumis à des réductions de volumes. Enfin ceux qui n’utilisent pas plus de 20000 m3 sont exonérés.Le premier arrêté met donc en œuvre des limitations des usages suivant un savant tableau de réduction avec des seuils indiquant la diminution du volume annuel. Réduction qui est moindre pour les agriculteurs, suivant les bassins, les associations d’irrigants, qui sont engagés dans des projets de réserves de substitution. Ces seuils déterminent le déclenchement des limitations, par arrêté préfectoral. Et une fois prises, on ne revient jamais dessus (dixit l’article 4)Autre arrêté, plus «complet», celui de l’organisme unique Saintonge qui rayonne sur les bassins des fleuves côtiers de Gironde, de la Seudre, de la Seugne, de l’Arnoult, du Bruant, de la Gères Devise, de l’Antenne Rouzille, de la Boutonne et de Charente Aval.

Lire le dossier complet dans notre édition du 10 avril et les arrêtés en pièces jointes


Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui