L'Agriculteur Charentais 09 octobre 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Association centrale : Passage de témoin

Le directeur de la centenaire association centrale des laiteries change. Innover dans la continuité.

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Jean-Pierre Secq, le «retraité», Joseph Giraud, le «nouveau».
Jean-Pierre Secq, le «retraité», Joseph Giraud, le «nouveau». - © AC

Dire que Jean-Pierre Secq, là depuis un demi-siècle, quitte sans état d’âme l’association centrale des laiteries, deux fois plus vieille, serait surfait. Le contexte est changé, les virages pris. Mais comme l’association et le paysage des laiteries dans le bassin laitier en ont connu beaucoup d’autres. Lui, l’instigateur de l’AOC beurre, a passé depuis un mois le témoin à Joseph Giraud, vendéen «pur souche», 57 ans, un ex-directeur de coopératives de l’Ucal et des laiteries coopératives du Pays de Gâtine et de la Chapelle-Thireuil (Eurial). De parents producteurs de lait, cet ingénieur insiste : «je connais bien le milieu laitier depuis un... tiers de siècle !» Un parcours mis en avant par son prédécesseur. «Nous sommes à la veille d’une nouvelle ère laitière avec d’autres opportunités, d’autres limites» estime-t-il, «nous avons des possibilités de saisir des atouts que n’ont pas d’autres bassins, même si on parle de déprise laitière ici.» Le ton volontaire est donné. «Nous saurons inventer de nouvelles formes de production laitière qui permettront à ce bassin de saisir sa chance pour conserver de la valeur ajoutée sur ce territoire.» Il se dit optimiste pour le bassin : «il nous faut travailler pour que cette dynamique soit réalité.» L’association centrale mêle, aujourd’hui, coopératives et entreprises ou groupes privés dans son «hinterland» : «notre souci est de conserver les valeurs et les intérêts des coopératives. Quels que soient les choix faits par des coopératives pour valoriser son lait, nous sommes là aussi pour les aider, entre elles pour optimiser en amont, mais aussi en permettant d’obtenir la meilleure valeur ajoutée pour payer les producteurs.» Un credo de bonnes augures dans cette nouvelle direction. «Travaillons collectivement entre coops pour augmenter la valeur ajoutée sur les produits transformés.» L’association centrale a encore «du grain à moudre», selon lui.

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