L'Agriculteur Charentais 05 septembre 2013 à 11h16 | Par Bernard Aumailley

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Comme la presse ce n’est plus seulement le support papier, c’est du côté de Médiapart qu’il faut se tourner. Avec le long article de Michel Combes sur la transition écologique. Selon lui, «socialistes et écologiques» seraient «promoteurs d’une fiscalité écologique au rabais.» La réclamant à corps et à cris : «la révolution fiscale de Hollande a disparu des écrans radar. Elle n'a pas eu lieu et n'aura pas lieu.» Vraiment ? Si on en croit la «dynamique» écologique lorsque quatre ministres -Cécile Duflot, Pascal Canfin, Philippe Martin et Stéphane Le Foll- viennent de publier un «plaidoyer en faveur de la transition écologique.»  L’ex-ministre justement, Delphine Batho, dans une interview au Monde soulignait que «la question est maintenant de passer aux actes, ce qui suppose d'affronter certains intérêts privés et d'affirmer le retour d'un Etat fort pour réussir la transition énergétique.» Mais elle règle ses comptes : «quand on parle des perspectives pour la France à dix ans, la question écologique n'est pas selon moi une sous-question de celle de la croissance. C'est un point central dans le projet politique de la gauche qui a besoin d'un nouvel idéal. L'enjeu pour le gouvernement est de dépasser une vision de l'écologie qui serait seulement sectorielle ou tactique, liée à des équations électorales.» Ce que Michel Combes résume dans Médiapart : «l'introduction de mécanismes de fiscalité écologique visant à contribuer à la transition énergétique (renchérissement du coût des énergies fossiles, taxation des émissions et des secteurs industriels concernés, écrêtement des revenus des populations les plus riches, outils fiscaux incitatifs etc...) s'intègre nécessairement dans une large panoplie de décisions politiques. Celles-ci comprennent de nouvelles politiques publiques d'investissement, la définition et la mise en œuvre de nouvelles normes et réglementations, y compris des interdictions assorties de contrôles et sanctions, la promotion de nouveaux modes d'existence, des décisions visant à transformer les régulations internationales existantes, etc.» Quant à la conférence environnementale des 20 et 21 septembre, Delphine Batho ajoute : «cela va se jouer dans les décisions qui seront prises sur la transition énergétique et sur les moyens budgétaires. Il faut repartir de l'avant.» Pour conclure : «j'attends de voir. Si les arbitrages budgétaires, que l'on me disait intangibles, bougent sérieusement, je serai la première à m'en réjouir.» Il n’y a pas long à attendre.

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