L'Agriculteur Charentais 23 janvier 2014 à 08h00 | Par Laetitia Bobin

Avant l’arrêté - Dernier round de concertation payant

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Il aura fallu un an de négociations, une multitude de rencontres, notes, argumentaires techniques et enfin un coup de gueule à Rochefort pour que l’administration entende la profession. Pour rappel, l’arrêté du 5ème programme Directive nitrates national a été signé le 24 octobre 2013. Cet arrêté prévoit des mesures gérées nationalement et la mise en place d’un arrêté régional avec des demandes locales. De nombreux points devaient être définis au niveau régional. La proposition de l’administration était irrecevable.Le premier point et non des moindres concerne la mise en place de la zone ouest. Cette zone prévoyant des contraintes plus fortes en matière de dates d’épandage. La profession a aujourd’hui obtenu dans un premier temps une réduction de ce zonage qui concerne aujourd’hui le sud Deux-Sèvres, une partie de la Charente-Maritime et le nord Charente côté océan. De plus, l’administration s’engage à ce qu’aucune mise aux normes ne soit réalisée suite à cette modification de date. Dans ce sens, une convention sera signée entre l’administration et la profession. Un comité de suivi sera aussi mis en place. A l’intérieur de ce zonage, deux niveaux de contraintes seront établis sur le cahier d’épandage. La FNSEA a obtenu que les cantons qui rentrent nouvellement en zone vulnérable (17, 16) soient exclus des contraintes les plus fortes. Cela concerne notamment le Marais de Rochefort.Le deuxième point aborde les dérogations de couverture des sols pour les zones argileuses. La demande de l’administration était d’exempter de couverture tous les sols dont le taux d’argile est supérieur à 45 %. Ce taux était agronomiquement inacceptable. La FNSEA a obtenu qu’entre 25 et 37 % d’argile, il y ait possibilité de destruction précoce au 15 octobre, avec maintien de la couverture pendant 2 mois. Au-delà de 37 % d’argile, aucune obligation de couverture des sols.Enfin, l’arrêté national prévoit aussi la mise en place d’un nouveau zonage sur les bassins de captage d’eau potable : les ZAR (Zone d’Action Renforcées). «En Poitou-Charentes, toutes ces zones ne possèdent pas de périmètre aujourd’hui. Pour celle dont les contours sont définis et dont les teneurs en nitrates dépassent 50 mg/L des contraintes en plus sont prévues. La FNSEA s’opposait au classement de plusieurs de ces zonages au vu du nombre de mesures très faibles et de leur teneur en nitrates, ce qui entraîne des approximations inacceptables.» La profession a obtenu le non classement d’au moins deux points en Poitou-Charentes. La Corbelière sera totalement classée en ZAR mais avec une adaptation à l’agronomie locale. (50 % de repousses pour couverture hivernale autorisée…) sur une partie du zonage et la mise en place et l’utilisation d’outils de gestion des nitrates par les agriculteurs. De plus, la FNSEA a obtenu que  3 analyses de sol soient réalisées sur les trois principales cultures au maximum par exploitation. L’administration souhaitait une analyse par parcelle ! Dans les ZPS outardes seront autorisées les repousses de céréales sur 100 % des surfaces en inter-cultures longues (sauf dans les ZAR). «Il faudra rester très attentif à la possibilité laisser à l’administration de rajouter des zonages ZAR au cours de l’année en fonction des périmètres sur les zones de captage grenelle qui vont être définis.»L’arrêté étant soumis à consultation pendant 2 mois.

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Le chiffre de la semaine
- 10 %
Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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