L'Agriculteur Charentais 22 août 2013 à 09h47 | Par l'Agriculteur Charentais

Aviculture - Face à la surproduction actuelle, la filière marche sur des œufs

Une situation de crise dite «conjoncturelle» pour le ministère, mais le constat est partagé entre l’Etat et la profession.

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- © AC

Les discussions menées les semaines passées entre la profession et les services de l’Etat, ont abouti au constat partagé que la situation dans laquelle se trouve la filière est avant tout conjoncturelle. L’étude des données relatives à l’offre et à la demande fait apparaître «un déséquilibre de marché» annonçait le ministère.Du fait de la mise aux normes des exploitations, la production française d’œufs a chuté de 10% en 2011 et encore de 2,7 % en 2012. Depuis septembre 2012, avec la remise en place des poules, la production est constamment en progression. Du côté du ministère, on estime que la variation de production par rapport à 2012 est de presque un quart supplémentaire sur les 10 premiers mois de l’année 2013. Et que la variation de production par rapport à une année en équilibre (référence 2010) est de  +5,8%. C’est le constat. «Un diagnostic partagé» annonce le ministère, après la «montée» de la colère des producteurs bretons de cette mi-août. Trois «nécessités» apparaissent, toujours selon les termes employés par le ministère : un, permettre au marché de retrouver son équilibre et travailler pour son avenir ; deux, aider les producteurs à surmonter une situation difficile ; trois, offrir de nouvelles perspectives de développement à la filière et aux producteurs en «travaillant pour leur avenir.»Les producteurs d'œufs bretons ont manifesté leur colère. Après avoir multiplié, de spectaculaires opérations de destruction de centaines de milliers d'œufs à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) et dans le Finistère (à Ploumagoar, Carhaix-Plouguer et Morlaix) pour protester contre la faiblesse des cours, ces éleveurs étaient reçus, à la mi-août, à Rennes, par Stéphane Le Foll.Le ministre a promis la mise en place d'un «guichet unique» pour les éleveurs en difficulté. Le collectif de producteurs d'œufs a d'ores et déjà annoncé que le mouvement reprendrait si les prix ne remontent pas avant la fin août. Ces producteurs, non affiliés à aucune organisation syndicale, réclament des mesures d'urgence pour tenter de faire repartir le cours des œufs à la hausse. La Bretagne est la région qui produit le plus d'œufs en France (plus de 40 % en volume). Après l’effet médiatique de l’omelette géante de protestation, les producteurs se sont tournés vers les associations caritatives. Avec un cent d'œufs à 4,30 €, soit 2,70 € en dessous du prix de revient, certains disent vouloir mettre la clé sous la porte.
Lire la suite dans notre édition du 23 août

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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