L'Agriculteur Charentais 10 juillet 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Aviculture : Trouver un coq dans la basse cour française

La filière a connu des crises, pas que conjoncturelles, mais structurelles comme le démontre un récent rapport.

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Moderniser l’amont et l’aval de la filière pour préserver d’abord et renconquérir ensuite des parts de marchés.
Moderniser l’amont et l’aval de la filière pour préserver d’abord et renconquérir ensuite des parts de marchés. - © STÉPHANE LEITENBERGER

En octobre dernier, le ministère se penchait sur la filière française avicole. Le rapport vient d’être publié. D’abord un constat : la consommation de volaille (majoritairement de poulet) augmente régulièrement dans le monde et cette croissance semble devoir se poursuivre selon les projections des experts. En effet, cette viande blanche offre de nombreux avantages :  moins onéreuse que d’autres produits carnés, diététique, elle est adaptable à la plupart des climats comme aux pratiques culturelles des différents pays. Elle ne tombe sous le coup d’aucun interdit religieux et peut être produite même par des agricultures faiblement capitalisées pour lesquelles elle peut constituer un levier de décollage. La consommation mondiale est estimée à plus de 13  kg par an et par habitant selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies en croissance moyenne de 2 à 3 %  sur les dix dernières années. Selon les projections de la Rabobank, le marché international de la viande devrait augmenter de l’ordre de 40%  dans les deux prochaines décennies et la part de la volaille passer de 35 % à 39 %. La consommation en France fluctue autour des 25 kg par habitant et par an. 1;6 Mt dont 1 de poulet. Un tiers de la consommation de viandes dans le pays. C’est avec l’Espagne l’un des pays où le poulet se consomme… entier. C’est le domaine des labels et des signes de qualité (68 %). Les deux grandes productions sont les Etats-Unis, la Chine, mais surtout le Brésil. Selon cette étude, «La France accuse un recul depuis une dizaine d’années, alors que les concurrents proches européens augmentent leurs productions. Mais, même si elle demeure encore le premier producteur en Europe devant le Royaume Uni et l’Allemagne, la France a vu baisser ses volumes de près de 18% depuis 2000. Les échanges avec les partenaires européens sont déficitaires en volume et en valeur. Plus du quart des volailles et 44 % du poulet consommés en France sont donc désormais importés (à plus de 90 % en provenance de l’Union).» 2013 a marqué la suppression des restitutions européennes. Difficile moment pour les entreprises exportatrices. La compétition avec le Brésil est difficile : salaires plus bas, nutrition à moindre coût pour ce grand producteur de soja, moindres contraintes environnementales et sanitaires.

Lire l'ensemble de notre dossier dans notre édition du 11 juillet

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».