L'Agriculteur Charentais 20 avril 2017 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Beurre AOP : Pour faire son beurre, la collective passe à la télé

Toujours et encore promouvoir la qualité du beurre produit dans la région Charentes Poitou : deux cibles le consommateur, les industriels.

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Joseph Giraud et Patrick Roulleau.
Joseph Giraud et Patrick Roulleau. - © AC

Dire que le marché est porteur serait peut-être excessif. Toujours est-il que les produits laitiers subissent un regain car l’offre est moindre. C’est le sentiment qu’en donnait Joseph Giraud, directeur du syndicat des laiteries. «Le cours mondial du beurre se redresse depuis juillet 2016 pour atteindre des sommets historiques de prix grâce à la vigueur de la demande du marché mondial.» Des pays sont en «pénurie» : Etats-Unis, Canada, Japon, Mexique, Chine, Europe. Résultats : pénuries de matière grasse laitière, augmentation des importations de beurre, + 9 % de hausse des volumes des beurres dans les dix pays exportateurs. Selon le dernier communiqué de FranceAgriMer, «la situation est inverse dans l’Union européenne en raison de la diminution de la collecte laitière qui a induit une baisse de la production de beurre et de poudre de lait. Résultat, le prix du beurre reste très élevé au niveau mondial, dans un contexte de ralentissement des échanges lié au manque de disponibilités. Même constat en France où le cours du beurre reste haut alors que la poudre de lait écrémé se rapproche à nouveau du prix d’intervention.» Pour Patrick Roulleau, le président, «les campagnes de promotion que nous avons réalisées en 2016 ont porté leurs fruits.»

Lire la suite dans notre édition papier du 14 avril

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Le chiffre de la semaine
1 832
C’est le nombre d’amendements dans le cadre du projet de loi EGALim (états généraux de l’alimentation). En effet, 2094 amendements ont été déposés par les députés, dont 262 ont été jugés irrecevables. 1832 amendements restaient à examiner d’ici le 20 avril.