L'Agriculteur Charentais 07 novembre 2013 à 08h00 | Par laurence Guilemin

Bio - Val Bio Ouest, une synergie de filières pour un éco-territoireBI

A Saint Jean d’Angély, un «concept novateur unique en France» a vu le jour : un pôle agricole et agroalimentaire consacré à la filière bio végétale.

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Avec un potentiel de plus de 60 ha, Val Bio Ouest s’inscrit dans la dynamique de la filière bio.
Avec un potentiel de plus de 60 ha, Val Bio Ouest s’inscrit dans la dynamique de la filière bio. - © AC

A l’image de la Spirit Valley, à Cognac, Saint Jean d’Angély pourrait devenir dans les futures années, la vallée bio, grâce à Val Bio Ouest. Cette structure a été présentée, à St Jean d’Angély mardi 29 octobre, à l’occasion du mois de la conversion bio. Pour mener à bien cette initiative, une association, Croissance Bio, a été créée, en 2009, à l’initiative de la Corab (coopérative régionale d’agriculture biologique) et Léa Nature (entreprise de produits biologiques et naturels en santé, cosmétique, diététique et alimentation basée à Périgny). «Le but était de renforcer et de développer tous les partenariats entre tous les acteurs de la filière de l’amont à l’aval , avec une synergie de compétences et de moyens pour apporter de la valeur ajoutée à la production bio» explique Martine Cavaillé, chargée de mission, à Croissance Bio. Depuis, de nouveaux membres se sont joints à ce projet : la minoterie Bellot, Grains d’Alisa (transformation de graines sans gluten, issues de l'agriculture bio), le Critt Agro-alimentaire de La Rochelle, la Chambre d’agriculture 17, et depuis peu, le Pôle Aliments et santé et l’Enilia.

Lire le détail du montage de Val Bio Ouest dans notre édition du 8 novembre

Corab

De multiples projets pour les prochains mois
Le Silo Bio Ouest a une capacité de 5 000 tonnes avec 15 cellules. Il est le fruit d’un partenariat (Biocoop, Bioplanète, Céréco, Léa Nature, Minoterie Bellot et l’UDCA) dont la Corab est l’initiatrice. Pour Marc Pottier, de la Corab, la coopérative régionale bio (16 ans en 2014)  se définit en trois mots : bio («nous sommes 100 % bio»), diversité des cultures («nous collectons entre 20 et 30 graines différentes) et hommes. La zone de production de collecte se répartit sur sept départements (le Poitou Charentes, la Vendée, la Dordogne et la Haute Vienne) et compte 140 adhérents et une soixantaine d’agriculteurs ponctuels. Cette année, côté collecte 9 000 t étaient prévues, mais il préfère tabler sur 6 000 t. «Le mauvais temps est passé par là, avec pour conséquences des retards de semis, des maladies, un retard de récolte.» Il manque 30 % sur la récolte d’été. Un constat qui n’est pas uniquement pour cette coop. Trois points de collectes : à Migné Auxances (86), à Thairé Le Fagnoux et Saint Jean d’Angély. Depuis peu, la Corab ne vend plus de produits phyto en bio. Elle délègue cette activité aux coopératives partenaires. Les projets de la coopérative sont multiples : finalisation du point de collecte à Millac, dans la Vienne, chez un agriculteur «un secteur où nous avons de plus en plus d’adhérents»  ; optimisation de la collecte en Dordogne ; réflexion sur la luzerne ; mise en place d’un groupe technique d’échanges sur l’agronomie ; réflexion sur de nouvelles cultures ; réflexion sur de nouvelles filières et partenariats avec Croissance Bio et Val Bio Ouest.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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