L'Agriculteur Charentais 04 décembre 2014 à 08h00 | Par MR

Bovins viande : La Pac, un impact globalement négatif en 2015 pour les exploitations

Selon les projections de l’Institut de l’élevage, l’impact de la réforme de la Pac 2015-2019 sera, sur sa première année d’application, globalement négatif.

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- © Institut de l'élevage

Les impacts de la réforme de la Pac 2015 – 2019 devraient être «globalement négatifs en 2015 pour la majorité des exploitations de bovins à viande, qu’elles soient spécialisées ou diversifiées». C’est l’analyse de l’Institut de l’élevage qui a diffusé, fin novembre, des projections par type d’exploitation dans un document intitulé «Une Pac complexe et transitoire». La réforme n’arrange pas les comptes de l’élevage bovin français au début de la période, mais la situation s’améliore pour certains types d’élevages, à mesure que la réforme avancera. A la fin de la période, en 2019, les exploitations situées en zone défavorisée, et particulièrement celles situées en zones de montagne, bénéficieront de la convergence des aides découplées et verront le niveau global de soutien consolidé, si toutefois «les règles du jeu ne changent pas lors de la révision à mi-parcours».

Les génisses primées créent des disparités
Concernant les aides couplées, le niveau historique de génisses primées va créer d’importantes disparités. En effet, le calcul des plafonds d’animaux primables au titre de la nouvelle «aide vache allaitante» a changé. Il prendra désormais pour référence l’année 2013 et exclura les génisses. Par conséquent, les exploitations primant habituellement un niveau important de génisses (l’ancienne mouture permettait de primer jusqu’à 40% de génisses) vont voir leur niveau de soutiens couplés diminuer, prévoit l’Institut de l’élevage. Par exemple, un système naisseur polyculteur en race Blonde d’Aquitaine, qui primait 20% de génisses (12 génisses sur 59 droits) devrait voir son montant d’aides couplées diminuer d’environs 1000 euros, tandis qu’un système naisseur spécialisé Charolais (90 vaches allaitantes pour 86 droits) verra son montant augmenter de 1 200 euros. 

Lire la suite dans notre édition du 5 décembre.

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