L'Agriculteur Charentais 21 novembre 2013 à 08h00 | Par CP

Caprin - La situation économique reste indigeste pour les éleveurs

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Jeudi 7 novembre la réalité économique des élevages caprins suivis par le réseau des chambres d’agriculture était détaillée. La situation continue de se dégrader. En production caprine les résultats ne s’améliorent pas. La crise persiste. Les producteurs, membres du réseau d’élevage caprin recevaient jeudi 7 novembre les résultats technico-économiques de leur exploitation. La moyenne présente une nouvelle dégradation des performances. Alors que les références restent limitées, que le prix du litre de lait ne décolle pas et que les charges poursuivent leur ascension, le constat est sans appel. En 2012/2013 la production moyenne par élevage se dégrade. -34 litres par chèvre soit une baisse de -4%. Le coût alimentaire aux 1000 litres de lait produits progresse de 25 euros en moyenne, soit 10% (12 euros par animal). La marge brute par chèvre souffre de cette situation. Elle est en chute de 39 euros soit -13 %. Ramené aux 1000 litres de lait produits, ce critère se dégrade de 29 euros soit -8%. Cette dégradation des résultats des ateliers caprins, replacés dans le contexte global des exploitations  pourrait passer inaperçue. Le revenu disponible par UMO familiale, sur les 36 fermes suivies, est en moyenne de 26 300 euros (*) soit 400 euros de moins qu’en 2011/2012. Une relative stabilité qui masque la réalité quant à la rentabilité intrinsèque de l’élevage caprin. Pour les exploitations spécialisées en caprin comptant plus de 350 chèvres, le revenu disponible par UMO familiale plafonne à 4 200 euros. Il est 42 200 euros pour les exploitations dites caprins et culture de vente. 

(*) quatre types d’exploitations ont été identifiés : ferme spécialisée de moins de 350 chèvres, spécialisée de plus de 350 chèvres, caprins et cultures de vente, caprins et bovins viande.

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