L'Agriculteur Charentais 01 août 2013 à 10h52 | Par Myriam Tricoci

Carburant - Gazole non routier : les règles de sécurité

Avec les moissons, on a besoin de carburant loin de l’exploitation. Il existe des normes à respecter et des mesures de prudence à prendre.

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Le stockage de carburant sur l’exploitation peut être une véritable source de danger. Il est donc essentiel de bien penser son projet (ici une station Mobipack d’Erla).
Le stockage de carburant sur l’exploitation peut être une véritable source de danger. Il est donc essentiel de bien penser son projet (ici une station Mobipack d’Erla). - © Myriam Tricoci

Avec les chantiers de l’été, il est indispensable de prévoir du carburant rapidement disponible pour ne pas ralentir la cadence. Néanmoins, il existe des règles de transport qu’il convient de respecter.Le gazole non routier entre dans la catégorie n° 3 de l’Accord européen relatif au transport international des marchandises Dangereuses par Route (ADR), comme le gazole. Il doit donc être signalé par un panneau spécifique (numéro de code de danger : 30 et 1202 pour GNR). Il est classé comme «liquide inflammable ayant un point éclair inférieur à 61 °C».

Attention aux 1 000 litres

On peut donc le transporter librement si la quantité transportée est inférieure à 1 000 litres. Néanmoins, il convient d’être prudent. Selon les spécialistes du réseau Trame, «un agriculteur ou un employé âgé d’au moins 18 ans, peut, pour les besoins de son exploitation, approvisionner des chantiers pour faire le plein des machines.» Ce transport peut s’effectuer avec une cuve posée sur un tracteur, un 4X4 ou dans un fourgon. Mais elle ne doit pas, alors, avoir une capacité supérieure à 450 litres. Si l’on veut transporter plus de GNR, Trame préconise de «transporter 4 fûts de 220 litres ou 2 fûts de 450 litres.» Au-delà de ce volume, il faut une homologation GRV (pour grands récipients pour vrac) et un certificat de conformité que le fournisseur doit donner à l’acheteur. Ce récipient doit être équipé d’un système de distribution pour ravitailler et subir un contrôle régulier du matériel (en règle générale, tous les deux ans). Sinon, Trame préconise d’utiliser plusieurs réservoirs (4 fois 220 litres ou 2 fois 450 litres). Ces réservoirs doivent être en acier doux, acier inoxydable ou polyéthylène de haute densité (PEHD). Ils doivent rester fermés et étanches pendant le transport.


Voir suite de l'article dans notre édition du 2 Août

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444 M€
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