L'Agriculteur Charentais 11 décembre 2014 à 08h00 | Par Thierry Michel

Caroline Siegel : «Une clientèle jeune apparaît»

Fondatrice de Vini Beach, salon des vins naturels.

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- © Réussir

Quel bilan tirez-vous du salon Vini Beach 2014 ?
C’était la huitième édition de ce salon des vins naturels en Normandie. Nous avons accueilli la visite de plus de 500 personnes sur l’ensemble du week-end, les 8 et 9 novembre, et nous avons servi 180 repas assis lors de la soirée du repas des vignerons. Les visiteurs, à 75 % des fidèles et donc pour un quart des nouveaux, se sont montrés particulièrement intéressés par comment faire des vins naturels. Côté exposants, nous avons reçu 23 vignerons qui ont réussi de bonnes ventes. Il est vrai qu’ils étaient moins nombreux que l’an passé en raison de problème de rendement, de trésorerie fragile et d’un contexte économique frileux. Cette édition est un beau succès et nous travaillons déjà sur la 9e édition en réfléchissant à d’éventuels nouveaux partenaires et à un nouveau lieu.

Quelles sont les tendances pour la clientèle ?
La requête des clients est simple : trouver de la qualité à des petits prix. On s’aperçoit aussi que les consommateurs montrent un intérêt pour les régions viticoles qui ont souffert. On a toujours une grande demande pour les grandes régions mais on note de plus en plus d’intérêt pour les régions moins connues. Et on avance sur les vins qui ne sont pas en appellation. Une autre tendance est la recherche de l’accord met/vin et les clients les plus fidèles acceptent la surprise d’une recommandation. Enfin, on s’aperçoit que les plus jeunes se révèlent de plus en plus tentés par le vin mais à la recherche de petits prix.

Une petite sélection pour les fêtes de fin d’année ?
Gardons des vins à bulles pour le côté festif : on peut aller sur des champagnes non dosés pour accompagner tout le repas ou choisir un pétillant naturel qui peut faire dessert et apéritif. Côté rouge, on peut choisir une petite appellation peu connue du Languedoc-Roussillon, sympa à découvrir, comme le Duché d’Uzès. Côté blanc, on peut sélectionner un chardonnay de chez Pierre Rousse, cuvée Martingale, en Languedoc. Il s’agit d’un vin très minéral, bien vif, idéal avec les fruits de mer. Et si l’on veut faire une pause pendant le repas, j’ai découvert une très jolie chose chez Huard, dans l’Orne : cela s’appelle Fleurs de pommier et il s’agit d’une eau-de-vie issue d’une double distillation. Servie légèrement givrée, cela possède beaucoup de fruits et d’arômes mais pas de gras, c’est un régal.

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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