L'Agriculteur Charentais 20 juin 2013 à 11h10 | Par Bernard Aumailley

Catastrophe naturelle - La grêle ruine les espoirs de la campagne céréalière en Aunis

Une vague d’averses et de grêlons s’est abattue sur le nord du département, détruisant toutes cultures sur son passage et provoquant moultes dégâts.

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Mobilisation importante autour d’Olivier Melin à la coopérative de Tonnay Boutonne.
Mobilisation importante autour d’Olivier Melin à la coopérative de Tonnay Boutonne. - © A-C

Dépités ? Abattus ? Dubitatifs ? Tous les qualificatifs sont bons pour décrire la surprise des exploitants découvrant que la violence de la vague d’averses orageuses de la nuit de dimanche à lundi a mis par terre une campagne à quelques semaines de la récolte. Les épis à terre, les feuilles déchiquetées, les tiges meurtries baignant dans une mare, c’est un spectacle de dé-solation que les agriculteurs sur un axe Iles - Port des Braques – Niort ont découvert aux premières lueurs de lundi. Ils avaient été convaincus de la violence des averses par le «bruit» qu’elles faisaient sur leur passage. Le matin, on constate les dégâts importants sur les cultures, sur les habitations, les bâtiments d’élevage ou d’exploitation, les voitures. Sur France bleu, les nouvelles égrainent les «impacts» : Rochefort, la Sogerma, le centre commercial de Martrou, la coopérative et la Semnort  l’usine de Tonnay Boutonne, etc.

Lire le récit dans notre édition du 21 juin

- © A-C

Témoignage
16 ha de blé à terre

«Après la tempête Xynthia, la sécheresse, nous avons maintenant l’orage et la grêle. Il faut bien que ça aille !» avancent Eric Berbudeau et Anthony Brillaud, du Gaec du Pont de Martrou, à Echillais.Sur leur exploitation céréalière-élevage 16 ha de blé ont été touchés. «Toutes les graines sont à terre.Il ne reste que les tiges.» Il estime la perte à 30 000 euros, «en 10 minutes» précise-t-il. Moissonner ce qu’il reste ? Il va essayer, il ne sait pas encore.Concernant aussi 16 ha de maïs, là aussi il est dans l’incertitude : «il faut attendre».C’est la première fois qu’il est touché par la grêle. «La solidarité, voilà ce qui est important dans ces moments là, aussi bien entre agriculteurs qu’avec la DDTM, la Chambre d’agriculture et la FNSEA 17.La tempête Xynthia l’a démontré. Nous sommes solidaires aussi avec les jeunes. Nous, nous avons plus d’expérience.Il ne faut pas les démoraliser» ajoute-t-il.

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Une troisième année de hausse des surfaces se profile pour le sorgho en 2018-19 dans l’Hexagone, indique Semences de Provence (Arterris). Quelque 60 000 ha (+8 % par rapport à la moyenne quinquennale) ont été cultivés en 2018. Des régions moins traditionnelles portent la dynamique : Nouvelle-Aquitaine à 14 976 ha (+19 % sur 5 ans), Centre-Val de Loire à 9 700 ha (+46 %), Pays de la Loire à 3 555 ha (+49 %).

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