L'Agriculteur Charentais 11 juin 2015 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Catherine Quéré : Pour une clarification responsable de la loi Evin

Présidente du Groupe Viticulture à l’Assemblée Nationale - Députée

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- © AC

La commission spéciale de l’Assemblée nationale, qui doit commencer l’examen du projet de loi «Macron» ce mardi 9 juin, en fin d’après midi, doit clarifier la loi Evin.Les parlementaires du groupe d’études Viticulture de l’Assemblée-nationale et les acteurs de la filière viticole se rejoignent pour dénoncer l’insécurité juridique dans laquelle la filière est plongée avec l’émergence des nouveaux usages numériques, inexistants au moment de la rédaction de la loi Evin.Nous ne pouvons pas laisser la Viticulture française dans cette insécurité juridique !Sans remettre en cause les exigences de santé publique, est-il besoin de rappeler le poids économique et le levier de croissance que représente la viticulture pour notre pays?- 500 000 emplois, répartis sur 66 départements, dans 17 régions et 87 000 exploitations viticoles;- 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 1 milliard d’euros de recettes fiscales annuelles- 3ème secteur économique exportateur national, avec près de 8 milliards € d’excédent commercial;- Plus de 12 millions d’oenotouristes par an (dont 40% d’étrangers), plus de 10 000 caves touristiques, 31 musées/sites thématiques liés au vin, 40 destinations labellisées Vignobles & Découvertes ;- 80% de tourisme marchand, avec des dépenses supérieures à 600 € par séjour (203 € de dépenses directement liées au vin – achat de vin, musée, stages … – et 460 € de dépenses indirectes (hors hébergement).Nous appelons, en conscience et en responsabilité, à voter pour le texte du Sénat (actuel article 62 ter du projet de loi «Macron»), conforme à la rédaction initiale du député socialiste Denys Robillard soutenue par les députés du groupe d’études Viticulture il y a quelques semaines lors de l’examen de la loi Santé publique à l’Assemblée Nationale, car il garantit un cadre clair pour la survie de notre Viticulture, pour le développement des projets oenotouristiques locaux et pour la valorisation de projets emblématiques de notre pays.

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Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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