L'Agriculteur Charentais 10 avril 2014 à 09h13 | Par Thierry Michel

Cédric Audenis et Laurent Clavel - Reprise modeste pour l’économie française d’ici à juin

spécialistes de la conjoncture à l’Insee

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Quel est l’environnement économique dans lequel évolue la France aujourd’hui ?
La zone euro retrouve un peu de tonus avec une activité solide au dernier trimestre 2013 dans les économies avancées et un climat des affaires restant bien orienté en ce début d’année pour ces mêmes économies. On peut dire que la reprise est bien enclenchée pour cette zone. En revanche, on enregistre un ralentissement économique sur les émergents. Les autres grandes tendances sont un redémarrage au Sud de l’Europe, une Banque centrale européenne qui doit gérer la notion de déflation (pas en France mais dans certains autres pays membres, c’est le cas), des Etats-Unis qui connaissent un coup de froid sur l’activité début 2014 avec moins d’effort budgétaire dans ce pays. C’est également le cas pour la zone euro qui voit sa consommation redémarrer et des investissements qui sont globalement repartis. En revanche, la construction pénalise toujours l’activité en zone euro sauf en Allemagne. De façon générale, les améliorations sont très localisées et varient énormément d’une économie à une autre.

Et la France dans tout ça ?
La demande de biens et services faite à la France à travers ses partenaires commerciaux mondiaux accélèrerait en 2014 mais le climat des affaires ne s’améliore plus depuis six mois. La France combinera donc croissance attendue dans l’industrie manufacturière au premier semestre, progression des exportations moins dynamique que la demande et une reprise au final modeste. L’énergie et les services marchands devraient aussi tirer leur épingle du jeu. L’inflation resterait faible d’ici à mi-2014, les gains de salaires réels faibliraient, l’emploi marchand serait quasi stable alors que l’emploi total progresserait, notamment grâce aux emplois aidés. Le taux de chômage serait stable pour le premier semestre, à 10,2 , et le pouvoir d’achat progresserait de nouveau, faiblement (+ 0,6 ). Côté ménages, la consommation devrait ralentir et l’investissement rechuter.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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