L'Agriculteur Charentais 13 juin 2013 à 15h41 | Par Agra

CEREALES - L’Egypte demande l’aide de la France

Bercy étudie un appel à l’aide de l’Egypte pour le financement de ses achats de blé et la construction de silos.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les autorités égyptiennes ont besoin d’améliorer leur approvisionnement et le stockage de blé.
Les autorités égyptiennes ont besoin d’améliorer leur approvisionnement et le stockage de blé. - © ONU/B. WOLFF

L’Égypte a officiellement demandé à la France des facilités de paiement et du stockage gratuit pour ses importations de céréales, étant en proie à une crise économique prolongée. Paris étudie la requête et se dit ouvert à une telle aide, considérant son aspect vital en termes de sécurité alimentaire, indique une source diplomatique française. La demande d’assistance inclut la construction de silos en Égypte, le stockage du blé acheté jusqu’à six mois en France sans majoration et avec livraison selon les besoins de l’acheteur, des délais de paiement différés entre neuf à douze mois après expédition.

«Le blé français ne passe que par le prix»
Deux ans de troubles politiques et de crise économique ont amenuisé les ressources financières égyptiennes, rendant difficiles ses importations alimentaires et énergétiques. L’office d’achat public des produits alimentaires (Gasc), qui, avec les importateurs privés, acquiert environ 10 Mt de blé par an, est resté inactif sur les marchés internationaux depuis février. Bien que les autorités égyptiennes disent espérer cette année une hausse de la récolte domestique afin de réduire de moitié les achats à l’étranger, elles cherchent aussi assistance auprès des fournisseurs. Bercy étudie maintenant avec les exportateurs céréaliers français une réponse à la demande de l’Égypte, indique la source. La requête a été envoyée, il y a plusieurs semaines, à l’ambassade française au Caire et discutée fin mai entre l’ambassadeur égyptien à Paris et le ministre français de l’agroalimentaire, toujours de même source.

Lire la suite dans notre édition du 14 juin

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui