L'Agriculteur Charentais 03 avril 2014 à 09h51 | Par Bernard Aumailley

Chambre d’agriculture - «Nous devons être vigilants !»

Session de printemps sur un possible déménagement et les contours du second pilier de la PAC.

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- © AC

Luc Servant n’avait, semble-t-il, qu’un mot en tête, vendredi dernier à la session de la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime : vigilance. Maintes fois répété ou décliné, il montre que les acteurs agricoles demeurent attentifs aux bouleversements «perpétuels» des règles du jeu : celle de la PAC dont les actes délégués, en cours de validation, laissent présager des difficultés, celle de la future Loi d’Avenir, celle d’un remaniement (on était avant la vague bleue), celle des futurs arrêtés cadre sur l’irrigation, celle de l’impact des crises russes et ukrainienne sur les marchés mondiaux. «Bruxelles veut ouvrir les accès à  l’importation. Attention à l’effet cascades ! Le weather market rend fébrile les marchés.» Au sortir d’un hiver pluvieux, la vigilance est aussi de mise sur les potentialités de la prochaine récolte. «Certes, le lait est en meilleure situation et le viticulteur connaît quelques revers. Ce qui rend aujourd’hui notre revenu de plus en plus fluctuant, hétérogène. Comme quoi, il faut être prudent.» D’autant que les actes délégués sur la PAC, laissant une «marge de manœuvre» aux Etats doivent être surveillés. La nouvelle PAC va s’appliquer et comment la Chambre communiquera ? «Nous devons davantage nous engager dans la télé-déclaration» lance le président de la Chambre d’agriculture «65 l’an dernier, 85 cette année ? 100 l’an prochain ?» Après un petit détour sur le Farm Bill actuellement appliqué par les Etats-Unis où les soutiens agricoles sont «non-conformes à l’OMC», Luc Servant s’est attardé sur le second pilier de la PAC, maintenant quasi régionalisé.

Lire la suite dans notre édition du 4 avril

Une motion pour l’irrigation

La gestion de l’eau suscitait naturellement des débats. Avant même que ne soient signés les arrêtés cadre dans leur version 2014, les élus consulaires ont voulu marquer le coup en signant collectivement une motion. Sur proposition première de la FNSEA 17, celle-ci amendée, a été votée à l’unanimité des présents et co-signée par JA17, CR17, Fédération des Coopératives, syndicat des propriétaires ruraux, Anciens Exploitants, EDT 17. Elle partait de l’existant ( le niveau des nappes et les débits actuels) en les reliant aux « engagements pris en 2000 par les irrigants sur la gestion des volumes (les compteurs et les indicateurs de gestion par bassins) sur la gestion collective des ressources, les contrats de territoire. Elle soulignait aussi l’apport économique de l’irrigation et son incidence en emplois. Alors cette motion prévenait : si l’arrêté cadre ne prend pas en compte ces éléments mais réduit les usages et durcit les règles, ajouté à «l’obstruction permanente» sur les réserves «en dépit de tous les beaux discours», pas question de réduire les niveaux cette année. Elle demande que « les pouvoirs publics ne diminuent pas les volumes d’eau pour l’irrigation tant que les réserves de substitution ne seront pas effectives. Et par là même, repoussent les objectifs de retour à l’équilibre pour les bassins devant les atteindre en 2015 ou 2017 tant que les réserves ne seront pas créées.»

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