L'Agriculteur Charentais 03 avril 2014 à 10h31 | Par Bernard Aumailley

Chambre d’agriculture - Penser utilement 2030

Il y a le présent : petites récoltes, sorties en baisse. Mais il faut imaginer à l’avenir.

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Christophe Forget
Christophe Forget - © AC

Débat en session de chambre d’agriculture sur les perspectives. 2030 semble un horizon lointain. Mais encore faut-il le préparer aujourd’hui. Le bassin viticole Charentes devrait dans les prochaines semaines se pencher sur l’avenir de la région délimitée sur cet horizon. La copie est à remettre au 18 avril prochain. Christophe Forget rappelle que la «demande est nationale» et «pour tous les bassins.» La région délimitée a déjà son business plan, détaillant les différentes productions, les sorties, les stocks «pour répondre aux évolutions de marché.» Il estime que «tout n’est pas abouti», mais «il existe une bonne esquisse.» Le président actuel de l’UGVC trouve nécessaire la réflexion sur le devenir, «car nous sommes au taquet de notre production. Il faudra nous poser quelques questions sur les limites de notre production. Nous n’en sommes pas encore là. Mais la période n’est pas très éloignée.» Au regard des derniers chiffres publiés par le BNIC (voir ci-contre), Michel Pelletier exhorte à la prudence. L’œil rivé sur le chiffre de rotation des stocks, il rappelait au bon souvenir des fameuses études Sares qui contribuèrent à la crise de la région délimitée : «lorsque le coefficient de rotation passe 7, nous allons vers des zones de turbulences.» Christophe Forget souligne que les chiffres de février et de mars noteront une «certaine reprise» : «le marché en expansion qui était tourné vers les XO, les qualités vieilles qui demandent une mise en stock important change. On s’oriente davantage vers des VSOP et VS. La reprise est là. Cela a des grandes conséquences considérables sur la constitution du stock pour répondre aux marchés futurs.» Son raisonnement : incidences sur les stocks dit niveaux de production, qui dit besoin de plantations… Il conclut : «si on devait aller vers des plantations nouvelles, il faut garder à l’esprit il y a 30 ans, cela doit se faire à petits pas, dans le temps et surtout avoir des indicateurs de pilotage qui permettent d’apprécier les choses. Si les marchés se développent moins vite que prévu, il faut être en mesure de l’analyser et d’adapter les niveaux de plantations.» Michel Pelletier s’alarmait : «sachez raison garder et ne cédez pas aux sirènes de l’euphorie.»Quant aux nouveaux régimes de plantation (voir notre précédente édition), Christophe Forget voit dans le 1 possible un curseur national à ajuster entre régions viticoles. «Est-ce 1 par région ? National ?» Les actes délégués en diront plus avant d’être retranscrits en droit français. «Toujours est-il qu’un bassin pourra refuser des plantations nouvelles dans la mesure où il y a des atteintes fortes aux appellations, où les circonstances économiques ne le permettent pas.»

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3 656 élèves
Les 30 maisons familiales et rurales du Poitou-Charentes ont accueilli en 2015 pas moins de 3656 élèves en formation initiale scolaire du ministère de l’Agriculture (soit 47,5 % des effectifs de l’enseignement agricole de la région). Un effectif qui est en légère diminution: 55 élèves de moins. Une chute qui se matérialise pour au moins 4 associations par une perte de plusieurs dizaines d’élèves. Le contexte économique des territoires concernés peut être une des causes. En revanche , les chiffres concernant la formation continue progressent, avec 2532 stagiaires formés en 2015 sur 27 MFR.

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