L'Agriculteur Charentais 30 octobre 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Chiffres : Comptons les veaux, les vaches, les cochons, les chèvres et les moutons picto-charentais

La Draf tente de cerner les évolutions du cheptel, toutes productions, au fil des ans. Enseignements.

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Les deux productions majeures sont impactées par les crises.
Les deux productions majeures sont impactées par les crises. - © AC

Il y a ceux qui pensent que le Poitou Charentes est le centre du monde. Ils ont raison. Il y a ceux qui imaginent que pâturages, prairies et autres supports d’élevage sont voués au rouleau compresseur des grandes cultures. Mais il en est qui aiment bien compter. Compter les animaux. C’est ce que la DRAF Poitou Charentes a réalisé sur la base des enquêtes cheptels. Ils font cela tous les ans. On leur est gré de voir «l’évolution» de la ferme picto-charentaise.«Depuis le recensement agricole de 2010 , les troupeaux picto-charentais ont régressé» écrit Patricia Piarou, «la baisse la plus importante est enregistrée par les ovins (-13,2 %) et les caprins (-9,5 %). On comprend tout le sens de la reconquête ovine et de la baisse du prix payé aux éleveurs caprins. Cette baisse est moindre pour les bovins (-4,3 %) et en porcins (-6,3 %).» Des courbes descendantes qui suivent la courbe nationale, mais encore plus accentué en caprins. Pourtant la région est la première région productrice. Si on détaille les chiffres par département, la Charente-Maritime compte en 2013, 103 069 bovins adultes (-4,8% en 3 ans), dont 19 572 vaches laitières (-10 % en 3 ans) et 25 671 vaches allaitantes (-1,6 % en 3 ans). Si on compare avec les autres départements de la région : il y a 361 902 bovins adultes en Deux-Sèvres, et quasi à égalité autour de 144 500 en Vienne et en Charente. Même si cette dernière perd davantage de bovins sur ce laps de temps (-9,3 %) que les autres départements. Une baisse qui représente la totalité des baisses des trois autres départements. Pour les ovins, mieux vaut placer le sens de la lorgnette dans la Vienne, premier département d’élevage ovin avec 158 345 brebis mère, mais une chute de presque 20 % du cheptel sur 3 ans. Les autres départements chutent aussi -12,6 % pour la Charente, -16,3 % pour les Deux-Sèvres. En Charente-Maritime, on compte actuellement un peu plus de 7 800 brebis mères (-10,9 % sur 3 ans). C’est le département qui en «perd le moins.»

Lire la suite du dossier "comprendre" dans notre édition du 31 octobre

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36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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