L'Agriculteur Charentais 12 octobre 2018 à 09h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Chine : Mirage ou réalité ?

Il est toujours difficile de faire la part des choses, même après l'éloquent colloque d'Horizon International à La Rochelle.

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- © Wikimédia Commons

Du marché chinois, on espère beaucoup, mais l'on n'en comprend pas toujours les rouages. Ils sont imbriqués dans ceux de l'économie mondiale, grippés par le «contentieux» sino-américain et dépendent d'une population d'un milliard trois-cent-quatre-vingt-deux millions d'individus. Et pas question de tenter de les convertir à notre occidentalisme : ils sont Chinois, pensent en Chinois, agissent en Chinois, commercent en Chinois. Un leitmotiv que l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, aujourd'hui représentant spécial du gouvernement pour la Chine, martèle : «Ils ne réagissent pas comme nous. Ce sont des commerçants.» Mais nos modes de vie les intéressent. Chez eux, ils importent la pratique de la voile, de l'équitation, boivent nos spiritueux ou améliorent leur thermalisme. Ici, ils investissent dans le luxe, les savoir-faire, les châteaux de la Loire, les monuments ou les vignes du Bordelais.
Une «co-construction» qui séduit nos «amis Chinois». Tous les «défricheurs» qui ont tenté - et parfois réussi - l'approche du marché chinois peuvent en témoigner : le temps, la confiance, la persévérance y sont capitaux. Pas question d'opportunisme dans l'Empire du Milieu. Ou, en tout cas, plus maintenant. C'est en cela que le mirage, le «rêve chinois» si cher au président Xi Jinping s'évanouit : l'ère de l'assimilation économique bienveillante sous Deng Xiaoping est révolue.

Retrouvez notre dossier sur la relation entre le marché chinois et la Charente-Maritime dans notre édition du 12 octobre 2018.

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A la fin juillet 2018, le cumul sur douze mois du nombre de défaillances d’entreprises (tous secteurs d’activité confondus) s’est élevé à 53 000, soit une baisse de 4,7 % sur un an, indique la Banque de France dans un communiqué un 11 octobre. «Les secteurs de l’agriculture, des activités immobilières et de l’industrie enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur douze mois (respectivement - 10,6 %, - 6,8 % et - 6,6  %).» Les défaillances diminuent aussi dans la construction (- 6,4 %) mais elles augmentent dans les transports et l’entreposage (+ 8,7 %).

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