L'Agriculteur Charentais 13 mars 2014 à 08h00 | Par Christelle Picaud

Christophe Limoges - Sortir de la sinistrose et réinventer des modèles

Président du GIE Elevage

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- © Agri 79

Vous êtes président du GIE élevage, coordinateur de la journée d’information(1), le 26 mars. Pourquoi une telle initiative ?
Nous sommes à un an de la fin programmée des quotas. La volatilité des cours est une réalité à laquelle les éleveurs depuis cinq ans apprennent à faire face. En avril 2015, ils devront également savoir piloter leur entreprise dans un contexte de fluctuation possible des volumes. Ces dernières années le contexte de la production laitière s’est métamorphosé. Notre ambition au cours de ces quelques heures d’échanges est de présenter aux producteurs l’environnement économique dans lequel ils sont appelés à travailler ainsi qu’un certain nombre d’outils techniques et d’aide à la décision utiles pour piloter avec justesse une activité de production dont l’échelle du temps est par nature en décalage avec celle des marchés.

«Après 2015, notre région à des atouts». Ce titre est plein de promesses. Dites-nous en un peu plus ?
Il ne s’agit pas d’être optimiste ou pessimiste. Il s’agit d’être réaliste. Nous avons des atouts et des faiblesses, comme dans toutes les régions de France. Seule l’envie permet de trouver les moyens d’avancer. Cette envie, elle passera par la performance technique des ateliers, par la pertinence dans les décisions de pilotage. Notre région est forte d’un climat qui permet de produire les fourrages nécessaires à la production laitière, l’accès à l’irrigation est une sécurité, le prix du foncier est relativement bas et nous disposons de surfaces d’épandage suffisantes pour répondre aux exigences réglementaires. Le point noir de notre région pour l'élevage laitier c'est la concurrence avec les céréales. Dans les régions intermédiaires les éleveurs se posent des questions. C'est légitime. Nous devons collectivement sortir de la sinistrose et nous mobiliser pour réinventer de nouveaux modèles. 

Quels points vont être abordés au cours de la matinée du 26 mars?
Benoît Rouyer, chef du service économie et territoire au CNIEL présentera le contexte du marché mondial du lait et les stratégies aujourd’hui développées par les entreprises. Suivra l’intervention de Benoît Rubin de l’institut de l’élevage. L’outil Capacilait, sera présenté aux producteurs. Michel Debernard, CerFrance Poitou-Charentes, fera un focus sur les résultats technico-économique de la région. Une présentation qui ouvrira le débat sur les atouts de la région et les facteurs clef de réussite.
A 10 heures, salle des fêtes de Celles-Sur-Belle, avec le soutien des acteurs de la filière laitière

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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