L'Agriculteur Charentais 05 décembre 2013 à 08h00 | Par JCD

CHRYSOMÈLE - Il faut lever la quarantaine

La réglementation européenne , avec inscription sur la liste des ravageurs de quarantaine, montre ses limites. Arvalis pointe la progression inéluctable de l’insecte.

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«Il est possible de produire du maïs malgré la présence de chrysomèle», a soutenu Christophe Terrain, président d’Arvalis, lors d’un colloque organisé par l’institut technique le 28 novembre au Parlement européen. Des experts venus de l’UE et des États-Unis ont fait le point sur l’expansion du ravageur et les méthodes de lutte. Leurs témoignages ont montré l’éventail des parades. «La culture reste possible, en particulier grâce à l’adaptation des itinéraires techniques», a-t-il souligné. Autre enseignement, la réglementation européenne n’empêche pas la propagation de la chrysomèle, pourtant classée dans la liste des ravageurs de quarantaine. «L’installation de l’insecte dans de nouvelles zones indemnes est inéluctable», a estimé Christophe Terrain. Raison pour laquelle les maïsiculteurs réclament un allégement des contraintes. «On ne pourra pas éradiquer le problème, a renchéri Max Schulman, président du groupe de travail Céréales et Oléagineux au Copa-Cogeca. Les législateurs européens doivent le comprendre et lever la quarantaine. Cette mesure coûte cher.» Une nouvelle réunion sur le sujet était prévue le même jour à Bruxelles. Si l’issue n’est pas favorable, le Copa Cogeca veut inciter la DG Agriculture à mettre en place un groupe de réflexion. «L’objectif est de mettre en place différents outils visant de meilleures pratiques de lutte jusque dans les exploitations», a précisé Max Schulman.

Lire la suite dans notre édition du 6 décembre

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