L'Agriculteur Charentais 29 août 2013 à 09h33 | Par Bernard Aumailley

CIPAN - Toujours et encore

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Il est une chose qui devient récurrente dans les positions syndicales de la FNSEA 17, c’est l’opposition aux implantations de couverts végétaux et des Cipan. François Avrard vient de nouveau d’écrire à la préfète pour demander une exemption d’implantation. Dans les zones vulnérables : «c’est une règle technocratique  qui veut imposer du nord au sud de la Franceune pratique inadaptée à notre contexte départemental. Les quatre dernières années ont d’ailleurs confirmé une grande difficulté d’implantation et des résultats très contestables, augmentant l’envahissement des parcelles par des plantes indésirables.» Il étaye son argumentation ainsi : «les potentiels gains sur la captation des nitrates ont malheureusement accentué la consommation de carburants et de phytosanitaires. De plus, le printemps pluvieux a entraîné quelques lessivages et a empêché certains apports d’azotes. L’enchaînement avec un été chaud a conduit à un mauvais taux en protéine pour les céréales à pailles. Les reliquats d’azote dans les sols sont donc déjà très faibles.» Conclusion, les couverts ou les Cipan sont inefficaces et coûteux. «Les agriculteurs subissent cette année de nombreuses évolutions juridiques en matière d’environnement. Dans un objectif de simplification, il nous semble primordial de ne pas en rajouter avec les CIPAN.» Il demande au nom de son syndicat de «laisser chaque agriculteur le soin de gérer la couverture de ses sols (soit avec les repousses de la culture précédente, soit avec un couvert implanté)» d’accorder cette possibilité réglementaire sur l’ensemble du département. «L’adaptation que nous demandons ne coûte pas un centime d’euro à l’Etat, il s’agit simplement d’une mesure de bon sens qui n’est absolument pas contraire aux objectifs environnementaux.» La préfète de la Charente a accordé la dérogation. Sera-t-elle suivie par son homologue maritime ?

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