L'Agriculteur Charentais 19 juin 2014 à 09h36 | Par Bernard Aumailley

Colza - Association de bienfaiteurs

Les colzas sont mis en compétition avec des légumineuses pour utiliser moins d’azote et d’herbicides

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- © AC

La chose n’est pas nouvelle. Voilà presque cinq ans que le Cetiom s’est mis en tête d’associer le colza à d’autres cultures avec des objectifs bien précis : réduire la dose d’engrais azotée minéral au printemps, réduire les doses d’herbicides anti-dicotylédones à l’implantation. Mais pas question qu’en fin de parcours la production soit moindre. Sérieux challenge. L’expérience a été menée dans le centre de la France et a permis, selon Jean-Pierre Palleau, ingénieur régional, d’engranger des «acquis fiables» tant sur la mise en place des cultures, que le choix des couverts à associer, les densités à retenir. C’est principalement au travail de Gilles Sauzet et Nathalie Landé que cette «technique», nouvelle, innovatrice, dérangeante, doit. Premier constat, les semis. Idem dans la région, fin août, après labour et reprise. Quant à la densité, c’est 39 graines au mètre carré. Après… c’est l’association. Gesse, Fenugrec, Lentille, Vesce commune, Vesce pourpre, Trèfle d’Alexandrie, Cameline, Navette, Avoine, Pois. Le tout est «panaché» et semé en même temps que le colza et sur la même ligne. Selon Gilles Sauzet, le constat actuel sur les cultures de colzas montre que le potentiel pédo-climatique n’est pas atteint, que parfois l’enherbement est important dans les parcelles de colzas et que l’efficience de l’azote n’est parfois pas optimale.

Lire la suite du dossier colza dans notre édition du 20 juin

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