L'Agriculteur Charentais 03 juillet 2014 à 11h03 | Par Guillaume de Werbier

Conférence régionale : Pour une gestion concertée de la ressource en eau

Lundi dernier, les responsables agricoles présents ont rappelé que l’eau était indispensable à toute activité agricole.

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Les responsables agricoles ont rappelé que leur profession multiplie les efforts depuis plusieurs années pour optimiser la gestion de l’eau.
Les responsables agricoles ont rappelé que leur profession multiplie les efforts depuis plusieurs années pour optimiser la gestion de l’eau. - © VR

L’eau est un élément essentiel à la croissance économique, à la santé humaine, à l’environnement. La gestion rationnelle des ressources en eau représente aujourd’hui un défi majeur, ont souligné à l’entame de la Conférence régionale de l’eau, Christiane Barret, préfète de Région, et Jean-François Macaire, président du Conseil régional, tous deux à l’initiative de cette réunion.Or, l’état écologique des cours d’eau, présenté par l’Agence de l’Eau, et celui des nappes souterraines, rapporté par l’Observatoire régional de l’Environnement, ne sont pas satisfaisants. «La Région est déterminée à utiliser toutes les marges de manœuvre à travers notamment le Feader et le programme Re-sources, pour changer de braquet et arriver à résoudre un certain nombre de difficultés sur lesquelles nous butons depuis plusieurs années», a confié Jean-François Macaire.

Trop nitratée
Dans la ligne de mire, la teneur en nitrates de plusieurs nappes. «Le fait que la Région soit davantage orienté vers les grandes cultures a des conséquences sur l'environnement», avance Philippe de Guénin, Draaf de Poitou-Charentes. «Toutes les fois où l’on retourne des cultures fourragères, et particulièrement des prairies, on augmente le nombre de passages en engrais, et pesticides et donc on augmente les risques de pollutions diffuses. Il n'y a pas d'amélioration frappante de la qualité des cours d'eau. On ne voit pas de changement notable dans les teneurs en nitrate, malgré les efforts fournis pour de meilleures pratiques. Il faut persister en incitant au changement de système d'exploitations, en particulier dans les assolements car il en existe qui sont moins consommateurs d'intrants, plus efficaces sur l'amélioration environnementale.»


Lire la suite dans notre édition du 4 juillet

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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