L'Agriculteur Charentais 16 février 2017 à 08h00 | Par Pascal Berteau

Congrès fnb : La sortie de crise passera par des prix rémunérateurs

C’est au cœur du berceau de la race charolaise, à Nevers que s’est déroulé le congrès de la fédération nationale bovine les 1er et 2 février.

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Les éleveurs de la FNB ont montré leur détermination à aller de l’avant et à obtenir des prix rémunérateurs.
Les éleveurs de la FNB ont montré leur détermination à aller de l’avant et à obtenir des prix rémunérateurs. - © F. d’Alteroche

Jean Pierre Fleury, son président a martelé pendant ces deux jours son ambition de redonner de l’espoir aux éleveurs particulièrement touchés par la crise agricole. «Il faut de nouvelles relations commerciales, on ne peut pas continuer à accepter des cotations tirées vers le bas par les principaux entrepreneurs de la viande», a répété le responsable.

De nouvelles relations commerciales
C’est dans cette optique que le Cœur de Gamme a été largement mis en avant durant ce congrès avec la présentation d’«Eleveur Engagé» qui sera inauguré lors du prochain salon de l’agriculture. Ce nouveau concept de relations commerciales avec un prix calculé à partir du coût de production doit permettre aux éleveurs de retrouver du revenu. «Il manque aujourd’hui entre 400 et 500 euros par animal et nous allons nous battre pour que toutes les enseignes jouent le jeu»a lancé Cédric Mandin, éleveur vendéen en charge du dossier Cœur de gamme.
Nicolas Chabanne fondateur du concept «C’est qui le patron», a présenté sa nouvelle initiative : faire participer les consommateurs à la décision du prix du litre de lait en intégrant les notions alimentaires, de bien-être. C’est un nouveau concept pour le lait qui sécurise la qualité, le retour de la plus-value aux éleveurs. Depuis août, 4 millions de litres ont ainsi été vendus. C’est l’effet  «consom’ acteur », expliquer au consommateur pourquoi il paie plus cher pour assurer une qualité de vie au producteur.
Alain Barrère de Système U a confirmé ces attentes sociétales ; depuis cet été, il achète ses carcasses en Cœur de Gamme.

Lire la suite dans la version papier du 10 février

IMPRESSIONS D’APRÈS CONGRÈS

Quel bilan pouvez-vous faire du congrès 2016 à Nevers ?
Bernard Dubois :  pour ma part j'ai assisté au groupe "du bovin mâle et marché export". Il est toujours aussi pertinent d'entendre nos entreprises tournées vers l'export, la situation commerciale peut se développer mais avec des engagements très précis sur le catégoriel et le sanitaire, j'y reviendrai en réunion AG FNSEA 17 ou section bovine.
Eric Berbudeau : c’est toujours intéressant d’être présent, d’avoir le ressenti des responsables nationaux. Cette année était élective et je regrette que pour notre grande région Nouvelle Aquitaine, il n’y ait pas eu plus de concertation et de répartition des postes.

Quelles conclusions tirez-vous des tables rondes auxquelles vous avez participé ?
Bernard Dubois : au sujet de la table ronde sur les orientations de la future PAC, les débats ont été intéressants notamment de la part du député européen Arnaud Dangean avec des remarques pertinentes qu'il nous faudra défendre très fort si nous voulons qu'elles évoluent dans le bon sens. Bon constat également de la part de l'intervenant du Copa Cogeca,  Arnaud Petit. Le travail reste à faire, soyons vigilants, attentifs et participatifs. Sinon le travail se fera contre nous.
Eric Berbudeau : j’ai participé à la table ronde sur le cœur de gamme. Il y a eu de bons débats, cette nouvelle forme de relations commerciales nous conforte, c’est exactement ce que nous faisons en Charente Maritime, un prix calculé selon nos coûts de production.
Propos recueillis par Pascal Berteau

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Le chiffre de la semaine
35
C'est en moyenne le poids en kilo de fruits frais achetés par ménage entre janvier et mai dernier. Durant les cinq premiers mois de l’année 2018, les achats en volume de fruits frais des ménages français pour leur consommation à domicile (3 543 kg pour 100 ménages) sont en légère diminution par rapport la même période en 2017 (- 2  %) ainsi que par rapport à la moyenne triennale (- 3 %).