L'Agriculteur Charentais 03 avril 2014 à 09h37 | Par ACTUAGRI

Congrès FNSEA - La feuille de route est fixée

La FNSEA veillera à ce que les engagements pris par le mi-nistre de l’Ecologie, lors des Etats généraux de l’Agriculture se concrétisent vite.

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Daniel Prieur, Jérôme Despey, Dominique Barrau, Xavier Beulin, Christiane Lambert et Henri Brichart au congrès de la FNSEA à Biarritz.
Daniel Prieur, Jérôme Despey, Dominique Barrau, Xavier Beulin, Christiane Lambert et Henri Brichart au congrès de la FNSEA à Biarritz. - © Actuagri

«Nous ne pouvons accepter le décalage entre les décisions politiques  et les pratiques de l’administration » a martelé Xavier Beulin à l’issue du Congrès de la FNSEA qui s’est tenu à Biarritz, les 25, 26 et 27 mars. En l’absence du ministre de l’Agriculture retenu à un devoir de réserve à cause des élections municipales, Xavier Beulin a présenté la feuille de route de la FNSEA pour les trois ans qui viennent. Première priorité pour les prochaines semaines, la concrétisation des engagements pris par le ministre de l’Ecologie, lors des Etats généraux de l’agriculture, le 21 février et le président de la République au Salon de l’Agriculture sur la simplification administrative. Reprenant les propos de François Hollande de ne pas «surtransposer les directives européennes», Xavier Beulin a bien indiqué que la France devait rester la norme européenne, «ni plus, ni moins». Il en est ainsi des installations classées sur lesquelles la France manifeste un excès de zèle, hier sur l’élevage porcin, aujourd’hui sur la volaille dont la FNSEA souhaite assouplir le régime. Là-dessus, et pour mettre un terme aux multiples tracasseries que subissent les éleveurs, le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, a proposé que les associations de défense de l’environnement qui contestent un permis de construire soient obligées de déposer une caution. Et cela pour éviter la multiplication des recours qui finissent par décourager les porteurs de projet. Sur le même registre, la FNSEA se prononce en faveur d’une charte des contrôleurs, notamment ceux de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Autres sujets qui suscitent l’exaspération  des agriculteurs : la réalisation des travaux de stockage de l’eau alors que le moratoire a été levé, il y a quelques mois, ou l’impossibilité d’entretenir les cours d’eau et les fossés à l’origine des inondations. Surtout de nombreux délégués se sont focalisés sur la mise en place du 5ème programme de la directive Nitrates. Celle-ci  interdit l’épandage des engrais sur les pentes de plus de 20 et allonge les durées de stockage des lisiers, obligeant les éleveurs à procéder à de nouveaux investissements, ce qui les exaspère profondément. Sur tous ces dossiers la FNSEA  veillera au grain, a promis Xavier Beulin. Elle a d’ores et déjà mis en place un comité de suivi pour vérifier au jour le jour, la mise en œuvre des engagements gouvernementaux.

Arbitrages Pac
Le gouvernement est également attendu sur des arbitrages urgents, et notamment sur la Pac. Agriculteurs et éleveurs sont de plus en plus impatients de connaître le montant de la prime à la vache allaitante au-delà de la 40ème tête, les modalités de prise en compte des zones intermédiaires, comme de la mise en place de MAE «accessibles», ou la déclinaison des engagements financiers du 2ème pilier. Pour le moyen terme, la FNSEA a ouvert d’ importants chantiers dans son rapport d’orientation : définition du statut professionnel de l’agriculteur , la protection du foncier et la gestion des risques  (lire l’édition du 28 mars).

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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