L'Agriculteur Charentais 19 décembre 2013 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Conseil général - Le calme avant la tempête

Session d’hiver préparant 2014. Pas de hausses d’impôts mais peut-être plus d’emprunts.

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Calme et consensuelle. Même à la veille de voter (en fait cette fin de semaine) les orientations budgétaires 2014, l’hémicycle départemental s’est retenu. Faut dire que chacun savait que l’autre savait : la carte des nouveaux cantons d’élections départementales serait dévoilée dans l’après-midi. Valait mieux pas attirer l’attention des médias pour réserver les cartouches. En somme, pas question d’évoquer deux sujets en même temps. Cela n’a pas empêché à Dominique Bussereau de regretter les compensations de l’Etat sur les dotations sociales (APA, RSA, aides aux handicapés), de les chiffrer à 26 M€, de cibler le manque à gagner sur les dotations globales (-8 M€). Mais il faut bien bâtir un budget. Miser sur un vote positif du Parlement sur une hausse des droits de mutations pour renflouer les caisses et envisager en 2014 de recourir aux emprunts (autour de 80 M€) sans augmenter les taux d’imposition. Posture que critiquera Gilles Gautronneau (La Rochelle) comme électoraliste avant 2015, mais avouant «qu’il ne voudrait pas être à la place du président dans un contexte aussi contraint.» Mickaël Vallet (Marennes) porte-parole de l’opposition fustigera le «manque de cohérence et de lisibilité» de la proposition de budget 2015. L’attaque n’est pas frontale. On demande «des précisions» sur la politique aéroportuaire, sur la politique des routes peu compréhensible. On croirait revenu le temps de la république charentaise gommant ses clivages. Consensus que Loïc Girard (Gémozac), en charge conjointe avec Jean-Louis Frot des finances brocardera : il entend de beaux discours, mais dans le concret des dossiers personne ne veut sabrer ici ou là. L’adresse était valable pour tout l’hémicycle. Même la polémique soulevée par Fabrice Barusseau (Burie) sur le schéma départemental des déchets finira dans le panier de la préfète, sur fond de critiques voilée par les élus rochefortais sur la future usine d’incinération d’Echilais. Elle répondra qu’après deux tentatives de schémas, il a fallu réviser le plan d’élimination en septembre dernier : «ce plan est ambitieux dans la prévention. Au Département, dont c’est la compétence, d’aider les porteurs de projets. Il y a des solutions séduisantes. Si Echilais ne se réalise pas, il faudra trouver un moyen de traiter les déchets à l’extérieur du département. C’est plus coûteux.»  Enquête publique en janvier février.Si Dominique Bussereau estime «scandaleux» le transfert du Crédit agricole, relayé par Christophe Dourthe (Saintes), la réponse vient aussi de la préfète qui souligne que tout est fait dans les règles et que la vente du terrain militaire de Lagord pour l’euro symbolique à la Cda (en 2011) n’empêche pas la vente au Crédit agricole «au prix du marché» et le fruit en revient à l’Etat. «C’est le schéma classique des portages des restructurations foncières de l’Armée.»

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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