L'Agriculteur Charentais 08 novembre 2018 à 09h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Conseil : Imaginer l'indépendance

La loi pourrait bientôt séparer les activités de conseil de la vente de produits phytos. Rien n’est encore ficelé, mais l’ordonnance est en cours de rédaction.

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- © Réussir

Pour acheter un produit phyto, l’agriculteur devrait bientôt présenter un justificatif de délivrance d’un «conseil annuel indépendant». C’est l’une des premières mesures concrètes inscrites dans le projet d’ordonnance «pour la mise en œuvre de la séparation entre la vente et le conseil», dévoilé par la DGAL (ministère de l’Agriculture) et le CGDD (ministère de la Transition écologique) le 28 septembre dernier. Il établit une première définition de ce «conseil annuel» qui est appelé à devenir un préalable obligatoire à l’utilisation de produits phytos par les agriculteurs. Une perspective qui inquiétait les syndicats, lesquels redoutent un coût supplémentaire. De leur côté, les chambres d’agriculture, fortes d’un réseau de «7 500 ingénieurs sur le conseil», se tiennent prêtes «dès le texte voté» pour proposer ce conseil, selon le président de l’APCA Claude Cochonneau. Même son de cloche du côté des indépendants du PCIA (Pôle du conseil indépendant en agriculture). Quelque 200 conseillers en font partie. «Notre code de déontologie impose d’être rémunéré uniquement pour des prestations intellectuelles», souligne le président Hervé Tertrais. «Cela exclut tous ceux qui sont liés à un groupe d’achat, une EDT (entreprise de travaux agricoles). Mais certains frappent à notre porte en prévision de la loi. Avec eux, le PCIA devrait à terme rassembler 700 à 1 000 conseillers.»
La date de mise en œuvre n’est pas encore arrêtée.  «L’entrée en vigueur est annoncée au 1er janvier 2019, mais l’administration n’en a pas l’air elle-même convaincue», confie Christian Durlin à la FNSEA. «La marche est un peu haute aux yeux de nos ministères.»

 

Retrouvez l'article complet dans notre édition papier du 9 novembre 2018.

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