L'Agriculteur Charentais 11 juillet 2013 à 09h32 | Par Bernard Aumailley

contrat de plan - Booster le tissu économique local

On cogite à une nouvelle version jusqu’en 2020. La Région va capter les fonds européens et s’en servir de levier.

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Dans les questions d’argent entre l’Etat et la Région, voire la région, c’est qu’une question de rendez-vous : avant le contrat on «prépare», puis on «négocie», on «priorise», puis on «acte», on «programme», puis on réalise. Enfin dernier point «on dresse le bilan, étapes par étapes.» Et 2013 en est là : cette année, on renégocie pour un nouveau contrat de plan 2014-2020. Raison de plus pour Ségolène Royal d’émettre avec son Conseil régional, sur la base de son «diagnostic territorial de 2012», des «grands projets régionaux», «support de l’intervention partenariale.» Mais avant on voit ce qui a marché dans le précédent. Cela s’appelle l’évaluation des politiques publiques. Point de départ : à chacun ses compétences, puisqu’on manque de sous et travaillons ensemble. Déjà la Région s’occupe du FEDER. C’est décidé depuis avril dernier. Idem pour le FSE en partage avec le préfet de Région. Pour le FEADER, faut encore voir… On finalise donc le contrat de plan. Fin mai on a même vu comment serait clôturé le précédent. 2014 serait «une année de transition» Et ce mois de juillet, on «cale.» Le nouveau contrat verrait donc transiter les fonds européens via la Région pilote dans l’affaire. On veut une «concentration des fonds» moins de saupoudrage, moins de financements croisés, surtout pour des «projets d’intérêt régional.» On parle de nouveaux outils. Ségolène Royal est quand même la vice-présidente de la banque d’ingénierie financière BPI. «Il s’agit de permettre des retours sur investissement et de créer des outils qui pourront perdurer dans le futur.» Le président «œuvre» pour des vrais projets en partenariat pour «que la contractualisation ait un véritable effet de levier.» Résultat : 13 grands projets.

Lire la suite dans notre édition du 12 juillet



Coups de pouce à l’économie
En 2012, selon des chiffres communiqués par la Région, 77 M€ ont été alloués aux entreprises du Poitou Charentes, dont 66 % provenaient de la Région, 22 % des Départements, 12 % des CdA, CdC et autres Pays. Ainsi les aides de la Région ont augmenté de 11 M€. Dans cette manne, on a financé l’environnement (13,8 M€), garanti les prêts bancaires d’Oseo et Siagi pour 10 M€, pris des participations dans les sociétés, aidé à l’investissement (4,6 M€), aidé à la formation (2,5 M€) et à l’innovation (2,3 M€). de leurs côtés les Départements ont donné plus : 6 M€ mais il semble que cela rattrape un retard de 2011. Enfin, les intercommunalités ont aidé plus (4M€). Selon IAAT, les investissements en région sont «en grande majorité» tournés vers le financement des investissements à court terme des entreprises. La Région est le financeur public exclusif pour la moitié des aides. Selon cette dernière, 2 aides sur 3 ont généré 1 à 4 emplois. Deux tiers des entreprises aidées ont enregistré une augmentation de é à 5 % de leur chiffre d’affaires. Depuis 6 ans, les aides économiques ont crû de 16 % en Poitou-Charentes, alors que les aides économiques départementales auraient baissé de 4,6 % et celles des autres collectivités de… 73,6 %. Selon l’enquête menée par l’IAAT sur ces aides, près de la moitié l’était pour de la création et du développement de l’entreprise, 39 % pour de l’innovation, 24 % pour la formation des salariés et 11 % pour la formation du dirigeant. Quasiment le tiers des projets financés se réalise dans l’année, un quart sur deux ans, et un tiers sur un moyen terme.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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