L'Agriculteur Charentais 13 novembre 2014 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Contrat vendanges : Rejeté à l’Assemblée nationale

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Dans le projet de loi de finances 2015, la disposition qui permettrait une certaine souplesse dans le recrutement des saisonniers viticoles (voir notre édition du 17 octobre) disparaissait. Syndicats viticoles et certains députés sont montés au créneau pour défendre cette mesure. C’était une exonération de la part salariale des cotisations sociales dont bénéficient pendant un mois par an les salariés embauchés comme saisonniers agricoles pour les vendanges. Didier Quentin, député maire de Royan avait co-signé un amendement pour aller dans ce sens. Il augmente ainsi le salaire net du saisonnier de 8 % sans coût salarial supplémentaire pour l’employeur. «La remise en cause de l'exonération de la part salariale des cotisations sociales dont bénéficiaient jusqu'à ce jour les salariés embauchés comme saisonniers agricoles pour les vendanges ou autres cueillettes est une faute contre l'emploi» conclut-il après le refus de l’Assemblée nationale de le retenir. «La majorité socialiste a rejeté ce matin les amendements rétablissant cette exonération. La décision du Gouvernement et de sa majorité de diminuer le salaire des saisonniers agricoles, en les privant de l'exonération dont ils bénéficiaient fragilise l'emploi en agriculture.» Selon le député maire, «en rendant moins attractifs ces contrats saisonniers pour les vendanges, la décision du Gouvernement et de sa majorité va aggraver les difficultés à trouver de la main-d’œuvre française pour ces travaux saisonniers et incitera à mécaniser plus largement les vendanges.»

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui