L'Agriculteur Charentais 24 avril 2014 à 10h43 | Par l'Agriculteur Charentais

Coopérative laitière - Terra Lacta navigue et a trouvé son cap

A la veille, mardi de son assemblée générale, après l’accord avec Bongrain, son président, Alain Lebret, dresse un état des lieux, apaisé et plein de projets.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AC

Le gros temps avait malmené le navire, qu’un capitaine, seul à la barre, avait mené au bord de l’échouage. L’armateur avait alors pris la barre et réclamé à la rescousse les secours d’autres plus gros navires, voguant dans les parages. On avait mis des chaloupes à la mer pour qu’elles allègent le navire et démarquer quelques passagers. Les temps meilleurs sont revenus et voguent de concert les navires. A la barre, Alain Lebret savoure la cohésion de l’équipage et des rameurs. Il fait même des projets de terre promise. L’allégorie s’arrête là. La restructuration de Terra Lacta, adossée dans des filiales communes avec Bongrain, porte déjà ses fruits. C’est ce que constatera l’assemblée générale de la coopérative, mardi prochain, dans les Deux-Sèvres. «Nous sortons d’une période de restructuration compliquée qui globalement s’est bien passée» commente aujourd’hui, dans son bureau surgèrien, le président de Terra Lacta. «Les choses se sont faites comme prévu. Nous n’avons pas à regretter des incidents majeurs. Nous retrouvons une situation équilibrée. Nous avons un résultat très positif en 2013 : 9 M€ de résultats. Nous avons un équilibre du bilan avec 58 M € de capitaux propres. Ce qui nous permet d’envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité. Le calendrier a été respecté. Au 1er octobre, les deux filiales ont été mises en place avec Bongrain sans incident majeur.» Il s’empresse d’ajouter que sur un autre horizon, l’accord avec Orlait se fera effectif, puisque, vendredi dernier, l’Autorité de la concurrence a dit oui. «Les choses se déroulent dans le timing prévu. Cela nous permet de regarder l’avenir.» La conjoncture plus porteuse, un prix payé aux producteurs dans «le dessus du panier» donne du vent en poupe au navire Terra Lacta. Entre le 1er octobre et fin mars, Terra Lacta a même sous-traité pour Bongrain tant que les filiales n’étaient pas finalisées.

Lire la suite dans notre édition du 25 avril

Quid du lait de chèvre ?

Interrogé sur une éventuelle augmentation du prix du lait de chèvre, le président de Terra Lacta se montre circonspect. «L’an dernier nous avons augmenté 60 €/t, 30 €/t cette année. Tout en n’ayant pas les moyens de le faire, en courant après une augmentation de la distribution. Le fait que le niveau de production soit faible nous arrange un peu. On pense arriver à l’équilibre de la filière à la fin de l’année. A ce moment-là, nous verrons. Mais déjà, on va payer en base 600 € donc un prix moyen de 660 à 670 €. Nous avons fait un effort conséquent et nous n’avons pas la valorisation dans les fromages.» Il veut d’abord augmenter les quantités vendues, les prix en GMS, ensuite produire plus et payé plus.  «Monter les volumes avant de monter les prix, non merci… On sait ce que cela nous coûte. Les discussions avec la GMS se sont moins mal passées que prévu. Mais on sent que cela bouge un peu.»

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui