L'Agriculteur Charentais 29 janvier 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Côté Coops : Les services, moyen d’optimisation coopératif

ENQUÊTE : A côté de l’appro ou de la collecte, se développe de nouveaux champs d’intervention des coopératives.

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- © AC17

Tendance certaine, les coopératives s’engagent dans les «services», mot tiroir qui va des logiciels traitant de plans de fumure au passage de drones sur les champs, de l’instruction des dossiers administratifs à la mise en perspective ou l’audit environnemental de l’exploitation. La gamme s’étend d’années en années. Pourquoi les coopératives s’engagent-elles dans ces nouvelles propositions à leurs adhérents ? «C’est au-delà de ce que pratiquent les techniciens conseil de la coopérative» assure Laurent Sacré, en charge du dossier des services nouveaux à Terre Atlantique : «nous mettons cela hors produits.»  Selon lui, c’est une continuité dans le conseil aux agriculteurs, mais «beaucoup plus pointue.» Pour Thierry Lafaille, directeur général de Charentes Alliance, c’est surtout «une volonté majeure» de développement de ce type de services innovants à l’échelle de l’exploitation dans une approche globale. On passe donc des «solutions produits» proposées par les coopératives aux «services», «créateurs de valeur ajoutée.» Complètement dans la stratégie des coopératives, face aux enjeux des exploitations, ces services entrent dans la recherche de l’optimisation des techniques ou des matériels, mais aussi du pilotage des risques.  Thierry Lafaille parle d’approche globale, passant par des consultants d’exploitations, mais inscrits dans la proximité. Les sites appros ou collecte sont peu distants. C’est le «service historique.» Ensuite, le directeur général veut jouer les binômes : un technicien conseil et un responsable dépôt. 250 personnes pour Charente Alliance. Il ajoute tous les événements de type technique : deux plateformes vignes, une pop-corn et des essais, les assemblées de section. Un millier d’agriculteurs «utilisent ce service.»

Lire notre enquête sur les services en agriculture, dans les pages spéciale, avec un portrait d'un meunier coopératif, de la coop de St Pierre de Juillers, de la difficulté de mettre en place le compte pénibilité dans les coops, des projets de cumistes, de la mutualisation coopérative des intrants, du système agri-confiance dans notre édition du 30 janvier.

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36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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