L'Agriculteur Charentais 13 novembre 2014 à 08h00 | Par Fabienne Lebon

Création d’une filière : Culture de soja non-OGM : essai à confirmer en Charente-Limousine

Quarante hectares de soja non-OGM ont été implantés en Charente-Limousine, dans le cadre de la création d’une filière soja non-OGM, encouragée par la Région.

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De gauche à droite : Antoine Pérucaud, responsable Région de Charentes Alliance et Philippe Mondion, céréalier et éleveur à Saint-Gervais, dans la parcelle de soja.
De gauche à droite : Antoine Pérucaud, responsable Région de Charentes Alliance et Philippe Mondion, céréalier et éleveur à Saint-Gervais, dans la parcelle de soja. - © VC

En août 2013, Ségolène Royal, alors présidente de la région Poitou-Charentes, entreprend une visite très médiatisée de l’exploitation d’Eric Simon, à Thorigné dans les Deux-Sèvres. Le producteur, qui est aussi président de la coopérative céréalière Sèvre et Belle, fait partie d’une expérimentation pour l'implantation de sojas non-OGM. Il s’agit alors ni plus ni moins que de lancer en Poitou-Charentes, « la première filière de soja non-OGM ». L’objectif : permettre aux éleveurs de la région de s’assurer une alimentation du bétail sans OGM, gagner en autonomie alimentaire et ainsi s’affranchir des importations de protéines américaines sans garantie. Pour ce qui est alors qualifié de «première expérience française», la Région Poitou-Charentes a accordé une aide de 30 000 euros la première année, avec pour objectif la production de 15 000 ha de soja non-OGM d'ici à trois ans.Plus d’un an après, où en est-on de l’avancée de la filière ? La structure Soléo Développement, créée par les trois coopératives céréalières : Charentes Alliance, Sèvre et Belle et Coréa Poitou-Charentes, est devenue un acteur impliqué dans le lancement de la filière, aux côtés d’Alicoop, fabricant d’aliments composés situé à Pamproux (79). Rappelons que Soléo Développement, qui compte désormais un quatrième membre avec la coopérative Faye sur Ardin, est justement chargée de soutenir et de promouvoir l’élevage dans la région. Autre avancée significative : le soutien de la région à la création de la filière a pris la forme d’une aide de 150 euros par hectare, dans le cadre de ce dispositif expérimental.

Lire la suite dans notre édition du 14 novembre

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Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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