L'Agriculteur Charentais 23 octobre 2014 à 08h00 | Par Benjamin Pointereau

Culture : Choisir les protéagineux d’hiver en fonction de son exploitation

Les résultats 2014 en pois d’hiver sont encourageants avec l’arrivée de variétés récentes productives sur le marché.

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Le raisonnement de la date de semis doit permettre d’éviter une végétation trop développée avant l’hiver
Le raisonnement de la date de semis doit permettre d’éviter une végétation trop développée avant l’hiver - © Arvalis

La tolérance au froid des variétés et l’adaptation agronomique progresse et donne des satisfactions. Le choix de cette culture doit toutefois se faire en fonction de la période d’implantation la mieux adaptée au contexte de l’exploitation. Arvalis aide à faire le point. Comme pour le blé dur, le raisonnement de la date de semis doit permettre d’éviter une végétation trop développée avant l’hiver au risque de subir des gelées ou d’accentuer le risque de verse et de maladies. Les dates optimales de semis recommandées dans l’Ouest en pois d’hiver vont du 5 au 20 novembre. 

- Des résultats 2014 plus satisfaisants en pois d’hiver… mais très irréguliers.
En 2014 dans l’Ouest, les résultats sont globalement satisfaisants avec une bonne nouaison hormis dans les zones d’hydromorphies. Le rayonnement des mois d’avril et mai ont permis la mise en place d’un bon nombre d’étages par pied (4 à 6 étages reproducteurs) contrairement au pois de printemps plus impacté par les températures de début juin. Le début de la floraison du pois d’hiver est intervenu début mai, soit 25 jours avant celle du pois de printemps ; l’écart est de plus de 15 jours pour la fin floraison et la récolte. Ainsi les nombres de grains/m² et Poids de Mille Grains sont corrects. Des hétérogénéités sont toutefois à noter avec des résultats inférieurs expliqués par les conditions particulièrement humides de l’hiver dernier.

- Pois d’hiver ou pois de printemps : des références comparatives acquises en région Centre.
Des essais comparatifs pois d’hiver / pois de printemps menés en région Centre sur plusieurs années indiquent un rendement moyen équivalent mais avec de fortes différences entre années selon les conditions climatiques (voir article dans le document « Quoi de neuf Protéagineux 2014»). Le pois d’hiver a pu être impacté par des dégâts de gel ou des problèmes liés à l’ascochytose et à la verse à maturité lors d’années pluvieuses. En revanche, il se comporte mieux en cas d’échaudage en fin de cycle. Dans les sols infestés par aphanomyces, le rendement du pois d’hiver n’est pas ou peu affecté par cette maladie racinaire, contrairement à celui du pois de printemps, du fait d’un échappement partiel lié à la date de semis. Dans une série d’essais depuis 5 ans sur des sols fortement infestés, l’écart de rendement est ainsi de 26 q/ha en faveur du pois d’hiver. En situation irriguée, les références sont moins nombreuses mais semblent être favorables au pois d’hiver. En cas de printemps sec, des irrigations ponctuelles ne favorisent pas les maladies aériennes et la verse sur pois d’hiver comme le font des pluies répétées ; et à l’inverse, les risques de forte chaleur associés à la sécheresse touchent plus le pois de printemps. L’irrigation est aussi un facteur favorable à aphanomyces, qui peut se multiplier à chaque apport d’eau et provoquer des pertes de rendement en fin de cycle, essentiellement sur pois de printemps, plus sensible à cette maladie.

Lire la suite dans notre édition du 24 octobre

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Le chiffre de la semaine
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C'est en moyenne le poids en kilo de fruits frais achetés par ménage entre janvier et mai dernier. Durant les cinq premiers mois de l’année 2018, les achats en volume de fruits frais des ménages français pour leur consommation à domicile (3 543 kg pour 100 ménages) sont en légère diminution par rapport la même période en 2017 (- 2  %) ainsi que par rapport à la moyenne triennale (- 3 %).