L'Agriculteur Charentais 12 septembre 2013 à 09h56 | Par l'Agriculteur Charentais

Dans les vignes - Des vendanges tardives

La station viticole du BNIC dresse un état des lieux du vignoble à quelques semaines des vendanges.

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Il est impossible d’indiquer une date de début des vendanges souhaitable valable pour toutes les situations de vignoble.
Il est impossible d’indiquer une date de début des vendanges souhaitable valable pour toutes les situations de vignoble. - © AC

Début des vendanges au cas par cas
La véraison est bien avancée sur la plupart des parcelles et les baies commencent à se charger en sucres, avec un retard d’environ une semaine sur l’an passé et de deux sur la décennie passée. Hormis 1991, année de gel de printemps généralisé, il faut remonter aux années 80 pour retrouver des années aussi tardives : 1987, 1986, 1985, 1981, et 1980 où lafin des vendanges avait été compliquée par une sévère gelée. La récolte manuelle encore majoritaire à cette époque rallongeait la durée des vendanges.Comme toujours il est impossible d’indiquer une date de début des vendanges souhaitable valable pour toutes les situations de vignoble. Il faudra tenir compte, pour chaque exploitation, de la maturité, de la durée des vendanges nécessaire pour la surface du vignoble, et de l’état sanitaire qui risque d’être un facteur important cette année. Le lundi 7 octobre peut toutefois constituer une date repère de début des vendanges pour les premières exploitations du vignoble de Cognac. Cette date est soumise à modification, principalement en fonction des températures des semaines à venir qui vont conditionner la vitesse de maturation, et de la dégradation plus ou moins rapide de l’état sanitaire desgrappes.

Lire l'article complet dans notre édition du 13 septembre

Maturation Suite logique

La Station viticole, dans son rapport sur la maturité du vignoble soulignait mardi, que «la véraison est bien avancée sur la plupart des parcelles.» Donc ça mature «normalement.» Selon ses techniciens, «l’acidité totale baisse un peu plus que d’habitude à cause de ce pic de chaleur, qui provoque en outre quelques dégâts d’échaudage sur les baies les plus exposées. Il ne pleut que 5 à 10 mm le 5, et localement quelques millimètres les 6, 7 et 9, jour du prélèvement.» Elle signale que par endroits l’état du feuillage se dégrade sous l’effet du mildiou et des grillures de cicadelles. «Les traitements insecticides sont maintenant inutiles et dangereux pour la qualité des eaux-de-vie» conclut-elle, en avançant quelques chiffres : poids moyen de la grappe 257 g, TAV potentiel, 5,3 % vol. et acidité totale 17,2 g/Lh2SO4 et ph à 2,54.

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44 Millions d’hectolitres
La production française de vin s’annonce inférieure de 4 % à la moyenne des cinq dernières années, indique Agreste, la publication statistique du ministère de l’Agriculture. À 44 millions d’hectolitres, elle s’établirait à un niveau inférieur de 8 % à celui de 2015. Cela en raison du gel du printemps dans les vignobles septentrionaux et de la pression du mildiou un peu partout en France.

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