L'Agriculteur Charentais 29 décembre 2016 à 08h00 | Par Michel Amblard

Découverte : Cinq charentais maritimes en immersion à Madagascar

Des administrateurs Afdi 17 sont partis à la rencontre de l’agriculture malgache, en mai dernier. Carnet de route.

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- © AFDI17

Afdi 17 au sein d’Afdi Nouvelle-Aquitaine, travaille avec deux pays : Madagascar et le Tchad. C’est dans ce cadre qu’un groupe de cinq nouveaux administrateurs s’est rendu dans la région du Menabe pour rencontrer nos partenaires et découvrir l’agriculture malgache.
La visite de nos partenaires malgaches, il y a deux ans nous a donné envie d’aller découvrir leur agriculture et leur mode de vie. C’est avec humilité et simplicité que nous avons visité plusieurs exploitations maraîchères et rizicoles. Enchaînant les rencontres avec les responsables agricoles malgaches dans un esprit d’échanges, «nous en avions autant à apprendre d’eux que eux de nous» .
Nous avons été impressionnés par leur capacité et leur volonté à se former au métier d’agriculteur. La formation est une voie pour eux d’obtenir une reconnaissance de leur métier. Au milieu de nulle part, après une heure de route dans la brousse, nous avons découvert une MFR. Nous avons aussi pu visiter un collège, dont le schéma ressemble à ce que nous connaissons en France, mais avec des équipements simples.
Nous avons remarqué qu’ils ont beaucoup d’espoir dans la maîtrise du foncier. Entre actes de propriétés titrés, droit coutumier, et certificats fonciers, nous avons beaucoup appris sur la gestion foncière. La sécurisation foncière est un axe de développement essentiel sur lequel s’associent les agriculteurs et la société civile. Même l’Etat en prend conscience.
Ramonga, syndicaliste malgache, nous a interpelés, nous syndicalistes français, sur notre manière de mobiliser. Son questionnement nous a renvoyés à nos propres problématiques syndicales. Leur nombre et leur potentiel de mobilisation nous a semblé supérieur au nôtre.
Le fait de s’immerger dans une autre culture nous plongés à la fois dans des chocs face à la pauvreté aux alentours de la capitale et dans des émotions fortes vis-à-vis de l’accueil et du respect.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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