L'Agriculteur Charentais 19 mars 2015 à 08h00 | Par FDC17

Dégâts : Chevreuils dans les vignes : quelle prévention ?

Le sujet est délicat, il préoccupe chasseurs et viticulteurs qui coopèrent pour lui apporter une solution.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Régis Dumont, ingénieur en retraite, chasseur et viticulteur en charge des essais de produits de traitement préventif des vignes contre les dégâts de chevreuil.
Régis Dumont, ingénieur en retraite, chasseur et viticulteur en charge des essais de produits de traitement préventif des vignes contre les dégâts de chevreuil. - © FDC17

Certes, le printemps n’est pas encore là, mais les végétaux, certains du moins, présentent des signes avant-coureurs qui ne trompent pas un œil averti. Dans quelques semaines, le vigneron ne sera plus seul à observer ses vignes. Le chevreuil, chaque nuit, surveillera la montée de la sève et l’éclosion des bourgeons pour se régaler des jeunes pousses. Ce phénomène est relativement récent, il a suivi semble-t’il, la disparition ou la moindre utilisation du soufre dans les produits  de traitement. L’ennui, c’est que nous touchons là, un domaine où la plus value est importante et que les dégâts commis au printemps condamnent la récolte de la saison. L’impact sur les chasseurs qui indemnisent ces dégâts, est par ailleurs loin d’être négligeable !Sans se précipiter pour autant, le moment est venu pour le vigneron de préparer ses armes ! 
ExpériencesDepuis bientôt une dizaine d’années, les atteintes du chevreuil sur les vignes au printemps ont conduit viticulteurs, chasseurs, scientifiques et techniciens à rechercher des solutions pour résoudre ce problème ou tout au moins le limiter. Quelques conclusions ont pu être dégagées, comme par exemple, l’inefficacité des clôtures électriques à l’encontre du chevreuil, jouer la carte de la prévention en raison du cycle végétal de la vigne, intervenir sans tarder, à plusieurs reprises et aussi souvent que les précipitations de printemps viendront affecter ce travail de prévention en réduisant son efficacité. Il a pu également être établi que le caractère répulsif du soufre était nettement affirmé- cf l’expérience menée en 2013 à Saint Ciers du Taillon, conjointement par les viticulteurs du cru et les chasseurs de l’ACCA locale et orchestrée par Régis Dumont, ingénieur agronome à la retraite et viticulteur lui-même qui a permis à M. de Larquier, alors vice- président du BNIC d’affirmer : «cette année, (printemps 2014, NDLR) nous n’avons pas eu de dégâts !»

Lire la suite dans notre édition du 20 mars

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves du journal
Prochaine brève

6 brève(s) » voir toutes

Les ARTICLES LES PLUS...

27-09-2018 | L'Agriculteur Charentais

Céréales

Voir tous

Le chiffre de la semaine
- 10,6 %
A la fin juillet 2018, le cumul sur douze mois du nombre de défaillances d’entreprises (tous secteurs d’activité confondus) s’est élevé à 53 000, soit une baisse de 4,7 % sur un an, indique la Banque de France dans un communiqué un 11 octobre. «Les secteurs de l’agriculture, des activités immobilières et de l’industrie enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur douze mois (respectivement - 10,6 %, - 6,8 % et - 6,6  %).» Les défaillances diminuent aussi dans la construction (- 6,4 %) mais elles augmentent dans les transports et l’entreposage (+ 8,7 %).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui