L'Agriculteur Charentais 29 janvier 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Des paquebots dans l’île de Ré

Philippe Joussemet : Président de l’Union maritime de La Rochelle

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- © AC

On a l’impression de vouloir un port plus écolo aujourd’hui…
Déjà il y a des obligations légales, des dispositions, pour plus d’écologie dans la vie du port. On suit cette dynamique. C’est pour cela que nous avons voulu signer une charte de développement durable pour faire comprendre à ceux qui estiment subir cette réglementation, alors que c’est du mieux vivre ensemble. 

Développement veut-il donc dire plus d’activités pour le port ?
Bien sûr. Nous nous intéressons surtout aux énergies nouvelles, notamment les champs éoliens, les porteurs de projets car c’est ce type de trafic que nous voulons développer. Cela ne veut pas dire que nous allons arrêter pour autant les céréales. Les nuisances actuelles nous mettons tout en œuvre pour les diminuer. 

Cela suppose être imaginatif sur les trafics ?
Naturellement. Et nous le sommes. Les commissions qui travaillent avec le conseil de développement pour ne pas rester les deux pieds dans les mêmes sabots. Nous n’avons pas de tabous. Il faut que l’on parle des projets, mais aussi des nuisances, des contraintes, des oppositions. Ce port est inscrit dans l’urbain. Ce critère n’est pas un frein, mais il est difficile de penser l’expansion foncière. Tout aussi est gagné vers la mer. Il faut tenir compte de cette situation particulière pour innover, pour réfléchir. On ne sera jamais le Havre avec sa réserve foncière. Mais on doit faire avec ce que l’on a. Nous démontrons que nous pouvons quand même nous développer. 

C’est un pari difficile que d’imaginer le port en 2040 ?
Oui. Mais ce serait ballot de ne pas essayer. Il faut savoir que nous arrivons au bout d’un cycle d’un port dessiné dans la fin des années 70-80. Les choses aujourd’hui évoluent très vite. Le commerce mondial change rapidement. Les axes de réflexions nous font imaginer ce port avec des historiens, des économistes, des géographes, des financiers. Il nous appartiendra de faire la synthèse. Nous n’avons pas de tabou. On imagine ainsi d’accueillir les paquebots, ailleurs qu’au môle d’escale, par exemple sur l’île de Ré ! C’est peut-être compliqué de mettre en œuvre, mais ce n’est pas une utopie. Nous devons inventer cela. 

Vous voulez des Rochelais fiers de leur port…
Oui. C’est le centre socio-économique de la région. Ce sera aussi celui de la «grande» Région. C’est pourvoyeur d’emplois et d’activités économiques. On veut que les gens prennent le port à leur compte et travaillent dans ce sens.

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Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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