L'Agriculteur Charentais 20 août 2015 à 08h00 | Par Myriam Tricoci

Dominique Graciet : «Nous avons choisi 3 grands axes pour la super région agricole»

Président de la Chambre régionale d’agriculture d’Aquitaine

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- © M. Tricoci

L’Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes vont fusionner en 2016, qu’est-ce que cela va changer ?
Le fil rouge, ce sera le poids économique de cette grande région. Ce sera la première région agricole et agro-alimentaire de France et d’Europe. L’agriculture en est le premier secteur en termes de produit intérieur brut. Mais aussi au niveau de l’emploi avec plus de 80 000 exploitations. Nous voulons donc participer à l’élaboration des politiques du territoire et faire valoir notre secteur d’activité. Nous allons insister pour être au plus près des décideurs et peser sur les décisions agricoles. Pour le reste, on attend encore les textes officiels. La nouvelle Chambre régionale aura sans doute son siège social à Bordeaux, des antennes décentralisées à Poitiers et Limoges et des personnels actifs dans le périmètre actuel.

Est-ce pour cela que vous vous êtes réunis en Dordogne puis en Charente ?
Nous avons entamé un cycle de travail dans les 3 régions avec Jean-Philippe Viollet, de la Chambre régionale du Limousin et Luc Servant, de la Chambre régionale de Poitou-Charentes, pour voir comment travailler dans cette situation et ces délais imposés. L’essentiel, pour tous les présidents de Chambres, départementales comme régionales, est de rester au plus près des agriculteurs et d’être le plus efficace à l’horizon 2019 puisque la programmation des fonds de cofinancement agricole est fixée jusqu’en 2020. Nous avons constitué un premier bureau transitoire avec tous les présidents de Chambre de tous les départements pour préparer 2016. Ce bureau transitoire se réunira également en septembre. À la fin octobre, nous organiserons une session grande région avec 150 élus des trois chambres régionales qui vont élire un président, un bureau et un budget pour travailler dès le 1er janvier 2016 dans le cadre de cette grande région.

Comment cela va-t-il se passer après ?
Après cette première étape, en janvier 2016, nous passerons à la construction de cette nouvelle Chambre régionale jusqu’en janvier 2019 avec les prochaines élections Chambre sur le terrain. Nous avons déjà listé les premiers chantiers à expertiser au niveau de cette grande région : l’installation, l’agriculture biologique et la forêt. D’autres chantiers, tout aussi importants, vont suivre rapidement. Nous voulons être le trait d’union entre la proximité des services des chambres départementales et la prise de décision aux côtés des instances politiques de cette grande région. Et être de vrais acteurs du développement, à tous les niveaux de ce vaste territoire.

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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